Dénigrer le « travail » de Jean Charest, c’est devenu une tendance populaire ; une attitude « cool » a adopté ; une façon de montrer qu’on est dans le vent.
Les jeunes et les vieux s’acharnent à faire des blagues sur lui, comme autrefois on riait des « new-fies », des mongols, des blondes, des communistes, des témoins de Jéhova.
Ce ne sont que quelques exemples montrant comment les médias et l’ignorance sociale joue avec nos raisons comme avec de la pâte à modelé.

Seulement notre bon p’tit monsieur Charest mérite que le Québec le pointe du doigt. Pour plusieurs raisons, mais pas pour celles que je suis tanné d’entendre par de pseudo gérant d’estrades de la scène politique.
C’est pourquoi j’ai décidé de vous montrez qui est Jean Charest!
Pas pour qu’on le prenne en pitié. Seulement pour ajuster notre tir. 

Tout d’abord. La première chose que je veux clarifiés.
Jean Charest n’est un fédéraliste convaincu. C’est un opportuniste. Un OPPORTUNISTE.

Qu’est-ce qu’un opportuniste en politique ?
Cette race de politiciens ne souhaite qu’une chose; le plus gros pouvoir le plus tôt possible !
C’est donc dire que cette race n’a aucune idéologie particulière, elle ne s’associe qu’au principe du parti le plus proche du pouvoir. Ils disent ce que les gens veulent entendre, et le répète jusqu’à temps que sa entre dans la tête de tout le monde. Ces gens sont aussi très habile pour évité ou faire dérapé une question. Il faut le dire, les opportunistes que l’on voit à la télé sont souvent très intelligent. (Même s’ils n’en ont pas l’aire)
Cette race est celle qui ressort le plus de notre politique occidentaliste puisque ces pantins protègent les corporations privées, tout en faisant croire au peuple qu’il vit en démocratie.

Le parcours de Charest (les preuves)
D’abord, Jean Charest a choisi le Politique fédéral.
-Pourquoi ?
À l’instar de Trudeau, Dion, Chrétien; il a décidé de prendre le pouvoir le plus proche.
À l’époque, il brandissait la bannière du Parti Conservateur du Canada.
-Pourquoi ?
Le parti Conservateur montait dans les sondages alors que les libéraux avaient peine à se sortir du marasme de la constitution. (Héritage de Trudeau)
Brian Mulroney et Joe Clark était déjà de vieux loups à cette époque. Alors il a vu la chance de prendre les reines d’un parti déjà fondamentalement implanté au Canada.
Comme on le sait, ce qu’il a toujours manqué aux Conservateurs pour être au pouvoir ; c’est un transfère du vote au Québec.
Avec sa face de jeune québécois prospère, il a joint les rangs conservateurs. (Un peu comme Dumont s’apprête à faire au prochaines élection advenant une volonté d’indépendance des Québécois) Un nègre-blanc comme dirait Falardeau.
Cette tactique a fonctionné. Charest et Bouchard ont fait basculer l’électorat au Québec et Mulroney a obtenu le pouvoir.
Vous vous en rappelez ? Ils avaient faite la promesse d’inclure le Québec dans la constitution. Et puis Charest était de ceux qui faisait cette promesses, et puis il était de ceux qui ont fait « flopper » le projet.

Ensuite, quoi de bon pour not’ p’tit M’sieur Charest…
Il a tenté sa chance lorsque le chef des conservateurs démissionna, en 1993 je crois, laissant le pouvoir à son parti pour quelques mois. Jean s’engagea dans une lutte à la chefferie et du pouvoir. Cette fois-là, ti-Jean a perdu contre celle qui deviendra la première honorablE première Ministre du Canada. (Kim Campbell).
Alors que celle-ci perd le pouvoir aux libéraux de Chrétiens et que le Québec parle de plus en plus d’un référendum, il accepte de travailler pour le comité du NON. (Il était vice-président du NON en 1995)

Après une victoire du Non. Il se retrouve devant un mur. Sa carrière stagne. Le parti Conservateur n’est plus ce qu’il était, not’ p’tit m’sieur Charest décide d’accepté l’offre du parti Libéral du Québec (qui l’on payé soit dit en passant) et remplace le Johnson qui n’a jamais plu au québécois.
Il perd la première élection ce qui lui laisse le temps de prendre appuie et ainsi former SON parti.

Maintenant, l’élection de 2002.
Vous vous rappelez ?
L’élection ou Mario Dumont avait 40% des intentions de vote 7 mois à l’avance.
7 mois avant l’élection, au mois de septembre(août), Charest lançait son projet de campagne. C’est très tôt ! Mais il le fait pareil. Je me souviens qu’à cette époque, mon prof de politique au Cégep disait que c’était fini pour Charest. Qu’il venait de se suicider en lançant son programme si tôt. Mais regardez l’opportuniste travaillé ;
Pendant les mois suivants, il travaille à discréditer le travail de l’adéquiste en continuant de regarder les Péquistes de Landry s’engouffrer.
Au début de la campagne, il avait réussi à retrouver le vote traditionnellement rouge du Québec. Quelques 20 points. C’est quand même bon.
Ensuite, la campagne.
Un slogan, puis deux choses que les gens ne se tanne pas d’entendre et let’s go !
Nous sommes prêt ! On l’a tu assez entendu celle-là !
Éducation et Santé ! Nos priorités !
Celle-là aussi on l’a entendu pas mal ! (On sait que par la suite, les étudiants sont tombés en grève pendant plusieurs mois, puis on ne cesse de parler de médecine à deux vitesses)
Un combat des Chefs ou il ne dit rien, sauf les deux maudits slogans. Il répond aux questions en relançant avec d’autres questions. ( Politique du cé pas moi cé toi !)

Il a gagné son pari. Il place les députés les plus populaires au poste qu’il décide et c’est ce qui formera l’un des gouvernements les plus incohérents de l’histoire du Québec. ( Charest effectuera un remaniement seulement six ou huit mois après son élection.)
Nous sommes prêt mon cul !

Tout ça pour dire que Jean Charest est un opportuniste.
Et puis à force de courir les appuis à gauche puis à droite, on n’a pas le temps d’avoir un idéal, ni une vision.
Comme Trudeau, il est vide.
Comme Trudeau, il préfère travailler contre le projet référendaire plutôt que de le servir. Sauf que, comme Trudeau aurait fait, advenant un Québec indépendant, il serait le premier à ce présenter comme président de la république. Et puis il serait maintenant fier d’être québécois. Et il défendrait nos intérêts si on le lui demande…
Ne me parlez plus que Jean Charest est un capitaliste, un gauche centriste, un Duplessiste, il n’est qu’un opportuniste. Il est ce qu’on lui demande d’être. Il dit ce que le monde veut entendre.
Comment un homme qui change son nom pour plaire pourrait avoir une volonté de réellement changer les choses ? Comment un homme qui se fait élire à Sherbrooke pendant qu’il demeure à Westmount peut-il avoir un idéal ? Comment un homme qui parle de l’importance du Québec dans le Canada peut-il avoir une quelconque vision quand on sait qu’il travaillait contre les droits des québécois au Lac Meech? Comment un homme qui fait de l’éducation et la santé son credo peut-il échoué lamentablement dans les deux domaines dans la première année de son mandat ? C’est la réingénérie vous me direz ?

J’ai peur.
Parce qu’en 2002. Il était mort sept mois avant son élection.
Aujourd’hui, tout le monde croit qu’il n’a aucune chance aux prochaines élections, sauf qu’il pourrait renaître de ses cendres.
Et j’ai aussi peur, parce que Georges Bush ; même avec la guerre en Irak, même avec le Fahrenheit 9/11 de Moore, même avec tous les citoyens du monde contre lui, même avec tout ça ! Il a été réélu quand même.
Ça ne vous sonne pas une cloche ?
J’ai peur. Parce que même s’ils croupissent dans les bas-fonds des sondages, les opportunistes savent renaître de leur cendre.
Alors méfiez-vous, ne le croyez jamais mort, il gagnera les prochaines élections …

N.B. Sir John James Charest (c’est son vrai nom) a soumis un projet de lois visant à changer le mode de scrutin au Québec. C’est un aspect important pour notre souveraineté-nation. Vaudrait mieux le watché !
Aussi, la seul manière de sortir de l’arène cette race de politiciens, c’est de s’impliquer. De ne pas accepter que ces rats s’appuyant sur l’ignorance et la paresse (qu’ils implantent eux-mêmes dans nos vies) nous représente.
Bonne journée

Vincent Belisle