Mario Dumont Vous l’aurez certainement reconnu sur la présente caricature, le Mario en question n’est nul autre que Mario Dumont. Tentons de vaguement définir le personnage :

  • 1987 : âgé de 17 ans, il fait son entré dans le monde de la politique
  • 1991 : il est président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec
  • 1994 : il fonde l’ADQ et en devient le chef
  • 1995 : dans le cadre de la campagne référendaire, il joint le camp du “Oui”, tout en précisant qu’il n’est pas souverainiste
  • 1995 : Le quotidien “The Gazette” prétend qu’il a joint le camp du “Oui” en retour d’une faveur accordée par le gouvernement péquiste à une entreprise de sa circonscription
  • 2002 : pour la première fois, l’ADQ progresse rapidement dans les intentions de votes et il est perçu comme le chef politique le plus populaire au Québec
  • 2003 : après s’être entouré de candidats aux intentions mercantiles et avoir présenté un programme électoral aussi vide qu’une coquille d’oeuf, l’ADQ ne fait élire que quatre députés
  • 2005 : son parti est au bord de la banqueroute. Le site de l’ADQ ne parle que de financement, alors que des activités de poker et de soirées casino servent à renflouer les coffres
  • 2006 : à l’occasion des élections fédérales, il qualifie ses anciens alliés, les bloquistes, de boulets politiques

Je dois l’admettre, cet insaisissable individu me trouble. Est-il indécis ou simplement un opportuniste qui cache mal son jeu? Avec les récentes rumeurs qui l’envoient joindre les rangs conservateurs, j’aurais tendance à opter pour la seconde hypothèse. Si cette union se concrétise, y aura-t-il plus de succès? Je me permets d’en douter. La popularité de ce parti, au Québec, est encore bien éphémère, tandis que la réussite ne semble pas coller à la peau de Dumont, au contraire.

D’ailleurs, si ce transfert s’effectue, Stéphane Gendron serait parmi les intéressés à la chefferie de l’ADQ. Ce dernier, réputé pour maintenir et défendre ardemment ses opinions, pourrait enfin donner un programme politique à l’Action Démocratique du Québec. Par contre, je ne suis pas certain que les intérêts qu’il souhaiterait alors défendre auraient la popularité nécessaire pour finalement transformer l’ADQ en parti politique influent.

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- Jos -