Jumping Frogs

Vous en aurez probablement entendu parlé : la ville de Québec a obtenu une concession de la American Basketball Association. Selon le site de l’équipe, deux noms sont toujours en liste, soit “Kebekwa” et “Jumping Frogs”, alors que les deux logos proposent une grenouille en tête d’affiche.

Tandis que les joueurs de hockey québécois tentent de se départir de l’insulte “fucking frog”, voilà qu’une formation sportive professionnelle choisi cette insulte nationaliste pour identité.

Rappelons que, selon plusieurs, l’appellation “jumping frog” a vu le jour sur les champs de bataille de la première guerre mondiale. À ce moment, les bataillons d’origines franco-canadiennes étaient régulièrement envoyés en tête de rang, essuyant la plupart des tirs ennemis. Les anglo-canadiens, voyant leurs “compatriotes” sauter sous le feu ennemi les ont alors nommés : “jumping frogs”. D’autres diront aussi que, lors de la seconde guerre mondiale, les Allemands appelaient les Français capturés “frogs”, puisque ceux-ci avaient pour habitude de manger des cuisses de grenouilles. Certains croient aussi que cette appellation vient toujours de la seconde guerre mondiale, alors que les soldats français, passés maître dans l’art du camouflage, bondissaient derrière l’ennemi. Puis, d’autres sources indiquent que Élizabeth I d’Angleterre aurait affectueusement baptisé l’ambassadeur français de “Dearest Frog”, elle qui donnait des noms d’animaux aux gens de son entourage.

Peu importe l’origine de l’expression, il n’en demeure pas moins que, puisque cette appellation s’est rapidement déformée en “fucking frog”, insulte visant directement les individus d’expression francophones, il m’apparaît irresponsable d’ainsi nommer une formation sportive. Déjà que la sélection d’un nom anglophone pour une équipe située dans la vieille capitale est douteuse, n’en ajoutez pas!

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