Gros consommateurs
En Amérique, le monde est gros. De plus en plus de gens font osciller la balance à des sommets inégalés. Les services de santé sonnent l’alarme, mais peu l’écoutent. À tout le moins, peu de ceux qui devraient véritablement l’écouter.

Mais les bonzes capitalistes qui nous dirigent ont-ils un réel intérêt à voir la population maigrir? J’en doute! À priori, j’aurais tendance à affirmer que l’embonpoint est un vecteur économique stratégique.

Rapidement, il est facile d’établir une liste de secteurs qui se remplissent les poches en misant sur une consommation abusive :

  • Les centres de conditionnement physiques qui, laissant miroiter un idéal de minceur, obligent presque leurs membres à signer une entente de 12 mois. Bien entendu, nombreux sont ceux qui se démotivent après quelques semaines d’entraînement et continuent à payer sans s’y rendre.
  • De nombreux restaurants qui offrent des super-formats ou, tout simplement, des buffets.
  • Les services de santé qui coûtent de plus en plus cher. Ne jouons pas à l’autruche; si ces services sont autant dispendieux, c’est que l’industrie s’en met plein les poches!
  • Les cinémas qui ont des prix aux concessions absolument déraisonnables; tout autant que les formats qu’ils offrent.
  • Les industries de la mode et de la cosmétique qui offrent tant d’arnaques supposées redéfinir la silhouette.
  • Ces parodiques info-pubs qui proposent des produits miraculeusement frauduleux pour faire fondre la graisse avec un minimum d’exercice.

Définitivement, plus j’y pense et plus il m’apparaît évident que, pour tant de millionnaires, il est bien préférable que la minceur demeure un rêve utopique dans lequel se complairont les ventripotents de ce monde. Et pour qui le sens de gros consommateurs est bien redéfini!

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- Jos -