Simon Marshall
Avec quelques jours d’avance, le rennes du Père-Noël se sont arrêtés chez Simon Marshall. En effet, il a aujourd’hui été annoncé que le jeune handicapé intellectuel, victime d’une erreur judiciaire, recevra une indemnité de 2,3 millions $ du gouvernement du Québec. Rappelons que Marshall, au milieu des années 90, après avoir avoué plusieurs délits sexuels, avait été emprisonné pendant 5 ans. Puis, des tests d’ADN, longuement réclamés par sa famille, l’ont innocenté.

Dans cette affaire, où le travail des policiers de Québec avait été qualifié de laxiste, je me questionne quant à la véritable nature de la Justice qui a été appliquée. Cette “erreur judiciaire”, sciemment provoquée par dissimulation de preuve ne relève-t-elle pas plutôt d’actes criminels commis par les inspecteurs en cause? Si c’est le cas, plutôt que de dédommager Marshall, n’aurait-il pas été plus juste de poursuivre les délinquants en cause? Sans sombrer dans la démagogie, le choix effectué par le gouvernement me semble être l’avenue facile. Les inspecteurs responsables dorment en paix, Marshall pourra vivre confortablement pour les années à venir et l’opinion publique est satisfaite. Pourtant, les victimes de crimes, généralement, ne reçoivent pas 2,3 millions $ et leurs assaillants sont envoyés derrière les barreaux. Y a-t-il deux poids deux mesures dans notre système judiciaire lorsque les protagonistes y ont un rôle important?

Un peu plus :

- Jos -