Mercredi, décembre 19th, 2007
Archive quotidienne
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Automobile et Politique 12:46

Les publicités du genre «Tasse-toi mononcle» sont en voie d’être interdites au Québec. La ministre des Transports, Julie Boulet, a déposé hier un amendement-surprise à son projet de loi sur la sécurité routière afin d’encadrer les messages publicitaires des constructeurs automobiles.
Suite de l’article sur Cyberpresse
J’en conviens, plus souvent qu’autrement, les publicités de voitures montrent des bolides impéccables voguant à vive allure sur des routes parfaites. Mais, d’abord et avant tout, ce qui incite un conducteur à la vitesse, est-ce vraiment la publicité? Je dirais que cette façon de voir les choses est bien hypocrite. À mon avis, ce sont plutôt les voitures elles-mêmes qui sont en cause.
Si les voitures, à l’exception des véhicules d’urgence, étaient électroniquement limitées à une vitesse maximale de 110 ou 120 km/h, les vitesses excessives sur les autoroutes ne seraient plus un problème. Les policiers pourraient alors se concentrer à faire respecter les limites de vitesse en zones urbaines et résidentielles. Cette façon de faire serait radicale, oui, mais pourrait alors être considérée comme une solution définitive plutôt que comme un incitatif à la responsabilité sur la route. Après tout, si la publicité avait un si grand poid lorsque nous avons le pied sur l’accélérateur, les campagnes-choc de la S.A.A.Q. n’auraient-elles pas raisonné tous les conducteurs?
Notons que le projet de loi de la ministre Boulet doit justement imposer l’implantation de tels systèmes dans les camions lourds, limitant leur vitesse à 105 km/h. Si cette initiative est courronée de succès, nous verrons si le gourvenement alors en place saura faire preuve de cohérence et en exiger l’implantation sur tous les véhicules.
- Jos -
