Un jour, j’ai entendu une vielle chanson folklorique du Languedoc qui m’avait frappé. L’auteur disait que la guerre apportait bien rapidement des malheurs mais bien peu de bénéfices.

Les dommages que cette guerre d’occupation que les pays occidentaux entretiennent dans les pays du Moyen-Orient n’ont pas fini de m’étonner et de me faire chier.

Quand vous devenez militaire et que vous devez partir pour le front, on vous apprend à tuer et à détester l’ennemi. L’armée vous drille à voir des ennemis, des terroristes parmi les enfants, les femmes, les vieillards, dans toutes les rues, dans le moindre trou, sous chaque pierre. L’armée et votre gouvernement vous forcent à croire que chaque musulman est un assassin qui vous en veut et qui n’attend qu’une seule occasion pour pouvoir vous égorger. Vous ne pouvez pas faire confiance le moindrement à ces sales anti-occidentaux. La seule solution pour vous sauver les fesses : tuer. C’est même correct puisque vos balles protègent le monde occidental. Bref, l’armée vous apprend à haïr puis à tuer pour régler le problème. Il reste néanmoins un problème majeur. Un jour, ses soldats quittent le front et finissent par être démobilisés… Ses individus ont appris à tuer pour régler des tensions.

Beaucoup trop de soldats reviennent de cette sale guerre à jamais marqués par l’expérience. Ils ont vécu dans la haine, dans la confrontation, dans le stress quotidien de choisir entre être tué ou tuer. Il ne faut pas s’étonner ensuite si ces hommes recourent à la violence pour diminuer le stress d’une situation tendue. Ainsi, le New York Times a recensé pas moins de 121 cas de meurtres commis par des soldats qui reviennent du front. Les victimes sont bien souvent des proches du soldat.

Comme quoi l’auteur anonyme du Moyen-Âge a bien raison : La guerre apporte bien du malheur.

Richard

Sources:
New York Times

Radio-Canada