Hubert Benoît

[...] vaut mieux se taire et avoir l’air niaiseux que parler et prouver qu’on l’est [...]

Cette éclairée citation provient d’une entrevue donnée, dans un français inélégant, par Hubert Benoît, député adéquiste de Montmorency, à Sylvain Bouchard du FM93,3. À cette occasion, en plus d’énoncer et de démontrer son caractère niais, monsieur Benoît clamait l’indulgence des contribuables quant à l’incompétence de la majorité des élus de l’ADQ.

Après deux sessions parlementaires en tant qu’opposition officielle, il faut bien l’admettre, le parti Mario Dumont n’a pas su montrer beaucoup plus que, justement, Mario Dumont. Malgré 41 députés en chambre, bien peu d’adéquistes, sinon que Dumont, Taillon et Proulx, ont su faire leur marque. Et, encore, ces marques se sont souvent contentées d’être de malicieuses intentions.

Pour le moment, si j’approuve encore bon nombre d’éléments de la philosophie du programme adéquiste, je dois l’admettre, je suis bien déçu de la prestance du parti, maintenant que la parole lui a été donnée.

Lors de la dernière élection, je m’étais finalement refusé à donner mon vote au candidat adéquiste de Joliette, parce que celui-ci ne s’était que pitoyablement présenté dans les journaux locaux, alors que tous les candidats avaient eu droit à une colonne de texte pour le faire. Si tous les autres candidats avaient su se vendre, lui n’était pas même parvenu à remplir la colonne en question… Ce manque de mots semble être une impotence généralisée au sein du Parti Mario Dumont.

À l’aube d’une probable élection fédérale, les rumeurs circulent à l’effet que le Parti Conservateur s’en remettra à l’ADQ pour se dénicher des candidats de choix au Québec. Espérons pour eux que l’ADQ aura su se trouver de nouveaux recruteurs…

- Jos -