Félix Leclerc l’indépendant Vendredi, août 8 2008
Histoire du Québec 5:21

J’allais avoir 8 ans…. Le 8 du 8ième mois de l’année 1988, mon idole s’est éteint, et pas que le miens, l’idole d’un peuple, le Maurice Richard de la chanson québécoise… Il y a déjà 20 ans que Félix Leclerc nous a quitté, laissant derrière lui un rêve inachevé… Ses souliers ont cessés d’user les planchers mais sa voix a continué de nous transporter et son rêve nous soulève encore. Car oui, Félix était indépendantiste! Né au seuil de la première guerre mondiale en 1914, il commence sa « carrière culturelle » de façon un peu éparpillée en se servant de sa belle voix grave pour animer à la radio ou encore en lisant des radios romans ou des contes. C’est vers la fin des années 40 qu’il s’affirme comme chansonnier, il fait un tabac à Paris avec Le Train du Nord et enregistre ensuite son premier album comprenant entre autre « Moi mes souliers », s’ensuivent ensuite les succès littéraires et musicaux qu’on lui connaît. C’est en 1970 qu’il s’installe à l’Île d’Orléans, cette île dont il fera le tour en chanson pour nous dire « Les fruits sont mûrs dans les vergers de mon pays. Ça signifie l’heure est venue si t’as compris. » Les évènements d’octobre 70 et surtout l’imposition de la loi des mesures de guerre l’indignent, c’est alors que s’inscrit un changement de cap dans son écriture et dans ses convictions politiques. Avec les « 100 000 façons de tuer un homme » et « l’Alouette en colère » Félix exprime son indépendance, on se souviendra aussi du spectacle « j’ai vu le loup, le renard et le lion » du 13 Août 1974 dans le cadre de la super Francofête , en compagnie de Gilles Vigneault et Robert Charlebois. Il s’éteindra après une brillante carrière, laissant derrière lui des chansons en souvenir à un peuple qui se souvient mal, un peuple qui aurait déjà du comprendre qu’au-delà de simples chansons, les paroles de Félix se révèlent être un cri du cœur aux québécois :
J’ai un fils dépouillé
Comme le fût son père
Porteur d’eau, scieur de bois
Locataire et chômeur
Dans son propre pays
Il ne lui reste plus
Qu’la belle vue sur le fleuve
Et sa langue maternelle
Qu’on ne reconnaît pas
Donc…Les fruits sont mûrs dans les vergers de notre pays, ça signifie l’heure est venue…. Qui a compris?
Salut Félix!!!








