Politique  




La déception adéquiste Mercredi, jan 16 2008 

Hubert Benoît

[…] vaut mieux se taire et avoir l’air niaiseux que parler et prouver qu’on l’est […]

Cette éclairée citation provient d’une entrevue donnée, dans un français inélégant, par Hubert Benoît, député adéquiste de Montmorency, à Sylvain Bouchard du FM93,3. À cette occasion, en plus d’énoncer et de démontrer son caractère niais, monsieur Benoît clamait l’indulgence des contribuables quant à l’incompétence de la majorité des élus de l’ADQ.

Après deux sessions parlementaires en tant qu’opposition officielle, il faut bien l’admettre, le parti Mario Dumont n’a pas su montrer beaucoup plus que, justement, Mario Dumont. Malgré 41 députés en chambre, bien peu d’adéquistes, sinon que Dumont, Taillon et Proulx, ont su faire leur marque. Et, encore, ces marques se sont souvent contentées d’être de malicieuses intentions.

Pour le moment, si j’approuve encore bon nombre d’éléments de la philosophie du programme adéquiste, je dois l’admettre, je suis bien déçu de la prestance du parti, maintenant que la parole lui a été donnée.

Lors de la dernière élection, je m’étais finalement refusé à donner mon vote au candidat adéquiste de Joliette, parce que celui-ci ne s’était que pitoyablement présenté dans les journaux locaux, alors que tous les candidats avaient eu droit à une colonne de texte pour le faire. Si tous les autres candidats avaient su se vendre, lui n’était pas même parvenu à remplir la colonne en question… Ce manque de mots semble être une impotence généralisée au sein du Parti Mario Dumont.

À l’aube d’une probable élection fédérale, les rumeurs circulent à l’effet que le Parti Conservateur s’en remettra à l’ADQ pour se dénicher des candidats de choix au Québec. Espérons pour eux que l’ADQ aura su se trouver de nouveaux recruteurs…

- Jos -

Quand on apprend la haine Dimanche, jan 13 2008 

Un jour, j’ai entendu une vielle chanson folklorique du Languedoc qui m’avait frappé. L’auteur disait que la guerre apportait bien rapidement des malheurs mais bien peu de bénéfices.

Les dommages que cette guerre d’occupation que les pays occidentaux entretiennent dans les pays du Moyen-Orient n’ont pas fini de m’étonner et de me faire chier.

Quand vous devenez militaire et que vous devez partir pour le front, on vous apprend à tuer et à détester l’ennemi. L’armée vous drille à voir des ennemis, des terroristes parmi les enfants, les femmes, les vieillards, dans toutes les rues, dans le moindre trou, sous chaque pierre. L’armée et votre gouvernement vous forcent à croire que chaque musulman est un assassin qui vous en veut et qui n’attend qu’une seule occasion pour pouvoir vous égorger. Vous ne pouvez pas faire confiance le moindrement à ces sales anti-occidentaux. La seule solution pour vous sauver les fesses : tuer. C’est même correct puisque vos balles protègent le monde occidental. Bref, l’armée vous apprend à haïr puis à tuer pour régler le problème. Il reste néanmoins un problème majeur. Un jour, ses soldats quittent le front et finissent par être démobilisés… Ses individus ont appris à tuer pour régler des tensions.

Beaucoup trop de soldats reviennent de cette sale guerre à jamais marqués par l’expérience. Ils ont vécu dans la haine, dans la confrontation, dans le stress quotidien de choisir entre être tué ou tuer. Il ne faut pas s’étonner ensuite si ces hommes recourent à la violence pour diminuer le stress d’une situation tendue. Ainsi, le New York Times a recensé pas moins de 121 cas de meurtres commis par des soldats qui reviennent du front. Les victimes sont bien souvent des proches du soldat.

Comme quoi l’auteur anonyme du Moyen-Âge a bien raison : La guerre apporte bien du malheur.

Richard

Sources:
New York Times

Radio-Canada

La vitesse à vos écrans Mercredi, déc 19 2007 

Les publicités du genre «Tasse-toi mononcle» sont en voie d’être interdites au Québec. La ministre des Transports, Julie Boulet, a déposé hier un amendement-surprise à son projet de loi sur la sécurité routière afin d’encadrer les messages publicitaires des constructeurs automobiles.
Suite de l’article sur Cyberpresse

J’en conviens, plus souvent qu’autrement, les publicités de voitures montrent des bolides impéccables voguant à vive allure sur des routes parfaites. Mais, d’abord et avant tout, ce qui incite un conducteur à la vitesse, est-ce vraiment la publicité? Je dirais que cette façon de voir les choses est bien hypocrite. À mon avis, ce sont plutôt les voitures elles-mêmes qui sont en cause.

Si les voitures, à l’exception des véhicules d’urgence, étaient électroniquement limitées à une vitesse maximale de 110 ou 120 km/h, les vitesses excessives sur les autoroutes ne seraient plus un problème. Les policiers pourraient alors se concentrer à faire respecter les limites de vitesse en zones urbaines et résidentielles. Cette façon de faire serait radicale, oui, mais pourrait alors être considérée comme une solution définitive plutôt que comme un incitatif à la responsabilité sur la route. Après tout, si la publicité avait un si grand poid lorsque nous avons le pied sur l’accélérateur, les campagnes-choc de la S.A.A.Q. n’auraient-elles pas raisonné tous les conducteurs?

Notons que le projet de loi de la ministre Boulet doit justement imposer l’implantation de tels systèmes dans les camions lourds, limitant leur vitesse à 105 km/h. Si cette initiative est courronée de succès, nous verrons si le gourvenement alors en place saura faire preuve de cohérence et en exiger l’implantation sur tous les véhicules.

- Jos -

La première première dame du PQ Dimanche, juin 10 2007 

Pauline Marois

La simili-course à la succession du fulminant Boisclair est une réussite. Pour une fois depuis 15 ans, on peut conclure que le Parti a bien fait les choses. La population en est sorti avec l’impression que chaque pion se retrouve au bon endroit. Chaque membre de l’équipe travaillent maintenant là où il est le plus efficace, le plus utile. Pardonnez-moi l’analogie d’inspiration néo-libérale, mais c’est la manière de penser que l’on m’a enseigné ; j’y vois le PQ comme une entreprise en reconstruction : même s’il était compétitif, a désespéremment besoin de revoir sa mise en marché du produit, redorant l’étiquette pour atteindre autrement l’électorat. Modifiant aussi ses actifs pour augmenter son capital et, du coup, l’efficacité de son action.

L’analogie s’arrête-là, car le projet qui nous réunis ne vise pas le profit comme l’entreprise. La cause coulant des mots que j’écris aujourd’hui, se veut bénéfique sur le plan humain pour tout ceux qui souhaitent vivre, non survivre.

L’intro terminé. Elle a été a mon image je crois; comparant des tomates avec des oranges en prétextant que les deux aliments ont la même forme sans nier l’évidence de leur différence : le goût. Qu’une image.

Avec le recul, je crois que si on oublie la journée où Duceppe a été écorché quelque peu, la masse a vu que les hautes sphères se sont parlés, et elles ont bien agit. Continuons avec la métaphore, le PQ et le Bloc se sont comportés comme deux personnes responsables qui reconnaisse avoir une vision d’un bleu différent, mais qui se sont rejoint sur le fait primordial que leur objectif est le même. Ils ont alors convenu d’éviter un conflit publique qui n’aurait pas seulement ternis l’image des souverainistes et concrètement repoussé dans le temps l’avènement de notre souveraineté.
Alors maintenant, tout va pour le mieux. Marois reprendra les votes que Dumont nous a «emprunté ». Pour les amateurs de Duceppe, ne soyez pas inquiet, pour moi, il demeure le #1 de la souveraineté. Son saut vers le Parti Québécois se fera tout-de-même. C’est juste remis à plus tard. Il arrivera avec plus d’aplomb. Ce sera SA décision à lui, et non un concours de circonstance. Il continuera, à sa façon le travail de Marois. Elle est gonflé a bloc.

Croyez-moi. Depuis l’annonce du retour de Pauline, le Tank, Jean Charest fait ses devoirs ! Puis Dumont cherche un moyen de faire parler de lui. Comme vous le savez, ce qui tenait le gouvernement Charestiste et minoritaire au pouvoir, c’était la faiblesse d’un PQ qui cherche à gagner du temps. Ça laissait Charest contre Dumont.
Maintenant, on est plus prêt que n’importe qui pour la guerre ! Alors c’est Charest qui cherchera a gagné du temps, se faisait aussi inactif que possible, espérant que Marois l’oublie dans ses discours, parcequ’il faut l’admettre, les paroles de Marois tombent sur le Québec aujourd’hui comme des versets de la sainte évangile. Elle est « loadé de crédibilité », alors c’est pourquoi j’en déduis que Charest essayera de se mettre à l’abri de l’orage que représente la rafraîchissante arrivé de Capitaine Marois.
Alors, après que l’on ai cru le PQ amoché par le MARIO DAY de la dernière élection, après les grosses manchettes qui nous incitait a croire que le PQ était branché sur le respirateur artificiel en train d’agoniser. On nous disait presque que la seule chose a faire était prier. Alors, aujourd’hui, on comprend bien que ça n’était que de la mauvaise presse. Celle qui parle aux noms d’interêts privés, qu’en est-il aujourd’hui des allégations annoncant la fin du projet souverainiste ? Qu’en est-il vraiment ? Rien. Et qu’en reste-il ? Rien aussi. C’est une petite flèche lancé pour en rajouter sur le fait que nul ne tuera notre idée, même pas Boisclair, même pas deux ou trois petit cons d’analystes répondant directement de Pélado, ou de Desmarais.
Le PQ qui doit revoir sa façon de faire, de bardasser ses chefs, toutes ses idioties que l’on a entendu sont maintenant disparus.
Boisclair a été victime là-dedans. Comme Claude Ryan a été persécuté par son Parti autrefois. Il ne faisait pas la job, simplement. Mais les deux hommes ont été remercier de leur service sans que l’on puisse les accusés officiellement d’un manquement ou d’un autre. On peut pas faire une liste de leurs erreurs? Comme Ryan, Boisclair a été la victime des grandes attentes de ses militants vis-à-vis leur manque de visibilité occasionné par un nouveau joujou pour la presse. En faite, Boisclair n’a pas su personnifier la souveraineté sous les circonstances qu’on lui a imposé. Il n’a pas joué de la bonne façon les cartes qu’on lui a donné. Ça ne fait pas de lui un mauvais joueur de carte. Il n’était pas le gars qui nous fallait pour ce qu’il nous fallait. Comme Sheldon Souray est utile contre les gros attaquants comme Bertuzzi, mais prend la forme d’un pied de céleri quand opposé à Crosby.

En espérant que le message est clair et limpide maintenant : la souveraineté ne se videra jamais de son sang devant nous tant que nous, militants, lui donneront un sens.

-Vincent Belisle

Lendemain de veille; gueule de bois clair! Jeudi, mar 29 2007 

Qui est André Boisclair pour détruire la souveraineté?

Depuis le « Mario Powa » de lundi, ça déboule. Tous les médias nous disent Ô combien notre Pays on le verra pas de notre vivant finalement. Partout y beurre épais en disant que la souveraineté est sur la glace pour aux moins 30 ans. Tout ça parce qu’un chef de parti que tout le monde évalue comme très intelligent, a commis une ou deux supposés fautes qui lui ont fait perdre la responsabilité de l’opposition officiel. À entendre nos gérants d’estrades de politique à la télé, il ne reste que très peu de gau-gauche qui vaillent au lendemain du « Mario le magnifique day ».
Encore là, toujours là, c’est encore l’entreprise privé qui en profite pour tapisser nos vie de notre récent échec, les go-gauches comme moi. Les médias, utilisé par les entreprises, profite du moment pour nous faire grimacé de honte. Un peu comme un gros riche se brosserait les dents bien grassement devant un affamé du tiers-monde.

Les jours que nous vivons me font penser à la démission de Landry l’été passé. C’est étrange mais je m’explique. À polarité inversée, on dirait le même manque de recul sur les événements qui enjôlaient nos perceptions lorsque Landry s’est retiré du PQ. Tout le monde voyait les pions se placer correctement et enfin les circonstances devenaient favorable avec le possible retour de Duceppe et l’intégrité libérale magané. On s’est mis a rêver autant que là on voudrait déménager en Tchétchénie pour comprendre vraiment se qu’est, et se que représente, l’indépendance d’un pays.

Faut pas capoter. On va faire le plein d’idées, pendant que les autres roulent léger de ce côté-là, ensuite pendant que Mario prendra le champs parce que la direction tient pas la route, et que Charest le perdra un tout petit peu de vue, on retourne en élection avec du nouveau. Pas la tête, pas le look, le contenu, le sang, une nouvelle vitalité plus enragé encore. Une certitude que ce pays nous revient de droit, et que n’importe qui signe l’acte de légitimation du Grand Québec, on pourra lui dire bye ensuite autant qu’on peut lui pitcher des roches parce que c’est une tapette!
Qui est André Boisclair pour faire tomber l’Idée. Ils l’ont dit aux nouvelles après le « Mario Fest », René Lévesque n’a pas pu rassembler tout le monde, Parizeau non plus, Bouchard n’a même pas réunis les conditions favorables, si on ajoute à tous ses nationalistes intègres des temps modernes, les noms de nos ancêtres patriotes qui y ont laissé leur peau. Et puis entre ces deux siècles, il y a eu tout ceux qui y ont cru, qui se sont fait taper sur les doigts, qui ce sont senti exclus ou incompris par l’attitude chien de poche néolibérale qui reçoit un biscuit quand tout va bien au Sud, et qui prend sur lui quand les vents n’y sont pas.
Alors, entre vous et moi, qui est André Boisclair pour tué une idée qui a traversé les siècles, qui a bougé des vies et qui honorera la mémoire de ceux qui se sont battus pour nous donner une identité qui pourrait nous rendre fier.
Qui est André Boisclair pour faire tomber tout ça? Bullshit… prenez pas ça pour du cash… Si notre maudine de démocratie à raison pour une chose, c’est que les idées prennent racines dans nos fondements par l’acharnement des individus à en faire un credo de vie, de société.
Qui est André Boisclair lorsqu’il est question d’une aspiration commune qui a traversé les guerres, les générations et sans aucun doute; les erreurs de parcours. Elles sont naturelles, notre petit monsieur Charest pourrait confirmer.

Alors Boisclair est trop petit pour stopper tout ça; la destiné. Puis vous saurez me le dire; on se demandera un jour qui a été Mario Dumont dans notre révolution; on répondra en cœur : UN AUTONOMISTE, puis on éclatera tous de rire contemplant l’immense imagination de l’ancien chef du parti opportuniste qui un jour en 1995 avait choisi le OUI.

Le monde aura compris qu’une cravate pour une autre, c’est pas ça le changement!

Go-Gauche!

Vincent Belisle

Une chaude soirée électorale Lundi, mar 26 2007 

Élections provinciales 2007
Il est tout près de 23h00; je viens de passer de la diffusion télé de Radio-Can à leur même reportage diffusé en ligne, afin d’aussi voir les répercussions des présentes élections sur la toile. Il va sans dire, c’est une soirée qui change radicalement le paysage politique québécois, dont nous aurons amplement l’occasion de discuter, j’en suis persuadé, dans les prochaines semaines, puisque la poussière ne retombera pas de si tôt.

Comme bien des québécois, lors des 33 derniers jours, j’ai sérieusement considéré l’option adéquiste. J’achèterai d’ailleurs certainement ma carte de membre dans les prochains jours. Par contre, j’aurai finalement confié mon vote à la candidate libérale de mon conté, qui a été éclipés par l’ADQ et le PQ, puisque le candidat Beaupré n’a pas su me convraincre, contrairement à son parti.

Néanmoins, malgré tant d’hésitation, voilà finalement que l’ADQ a une réelle voix en chambre. Voilà aussi que le PLQ se retrouve amputé de nombreux candidats… et possiblement d’un chef qui est actuellement en difficulté dans son conté. Puis, finalement, c’est une réelle giffle qui a été servie au PQ et à son futur-ex-chef, André Boisclair. Le message est si innatendu, que les deux “vieux” partis auront besoin de temps pour s’en remettre. Curieusement, c’est probablement cet étourdissement qui permettra au gouvernement de ne pas tomber trop rapidement.

Cette campagne aura su nous tenir en haleine et nous surprendre, il va sans dire. Alors que quelques votes sont toujours à dépouiller, de nombreuses questions se posent actuellement, notamment :

  • Charest retournera-t-il au fédéral, défait au provincial?
  • Quand Boisclair sera-t-il évincé de son poste?
  • L’ADQ saura-t-elle profiter de son nouveau poid pour finalement s’imposer?
  • L’option souverainiste est-elle morte ou sommeillante?
  • …puis, surtout, dans combien de semaines remettront nous celà?

Bonne nuit à tous, électeurs qui avez fait votre devoir!

- Jos -

C’est jour d’élection au Québec Lundi, mar 26 2007 

Élection 2007 PQ

Je viens tout juste d’aller placer mon bulletin de vote. Je ne vous ferai pas de cachette, j’ai fait mon X au côté du nom de Donald Martel candidat péquiste dans Nicolet-Yamaska. Pourquoi j’ai voté pour le Parti Québécois? C’est pas tellement complexe et c’est une réflexion que j’ai muri au cours des dernières semaines…

Outre toute les politcailleries que les trois partis ont essayés de nous faire avaler encore une fois, le débat entre la gauche et la droite, les pures laines versus les intégristes musulmans, la famille de classe moyenne versus les plus démunis, le fédéralisme versus l’indépendance.

Je vote Parti Québécois parce qu’il n’y a pas un meilleur parti pour amener au gouvernement ce qui me tient vraiment a coeur :

  • L’environnement
  • Les intérêts des québécois
  • Une vision a long terme

Il faut pas vraiment chercher plus loin que ça… Non, les adéquistes je n’ai pas l’impression que mes libertés individuelles sont brimées dans un contexte de collectivité. Et non, les libéraux, je n’ai pas l’impression que le fédéralisme d’ouverture et ses billets verts aideront le peuple québécois a faire rayonner ses plus beaux atouts.

C’est tout! Pour moi l’environnement et les gens qui vivent au Québec vallent plus qu’une simple gamique économique…

Ai-je besoin de vous mentionner l’importance d’aller voter et combien nous sommes chanceux de vivre dans une démocratie, aussi truffée de mensonge soit-elle? Aller voter pour vos grands-mères qui n’ont pas toujours eu ce droit et pour tous les citoyens du monde qui voient leur droit de parole bafouée par la dictature!

Aux urnes citoyens du Québec et au risque d’ammender notre cher compatriote Duplessis, j’aimerais vous rappeller que…

Le ciel est bleu, l’enfer est rouge et l’avenir est vert.

Farme ta yeule pis râme vote!, genre.

- Matt

P.S : Les élections en soirée dans les commentaires. C’est un rendez-vous!

Entrevue avec un candidat Solidaire Mercredi, mar 21 2007 

Quebec Solidaire

Bien le bonjour a vous tous; chers citoyens en dilemme. Vous qui n’êtes pas encore vraiment décidé entre le p’tit monsieur Charest, Super Mario et notre pauvre M. Boisclair, sachez qu’il y a du neuf, un nouveau mouvement qui se débat pour percer l’oligopole politique que constituent le PQ, le PLQ, et Air Dumont ; il s’agit de Québec Solidaire.

C’est sous cette étiquette que Jean Proulx a choisi de tenter sa chance dans son comté natal ; Nicolet-Yamaska. Jean est détenteur d’une maîtrise en Service social, diplôme qui lui permit de contribuer au développement de plusieurs corporations communautaires pour les jeunes, les femmes et plus récemment les déficients intellectuels. Depuis 2001, il travaille à l’UQAM a titre de chercheur en politique social.

Salut Jean, d’abord, si l’on se fie à votre feuille de route, on constate rapidement que l’action politique ne vous fait pas peur. Cependant vous aviez, jusqu’à présent, choisi d’agir en parallèle avec le politique québécois. En quelques lignes ; présentez-nous les grandes lignes du Parti ; ce qui vous a convaincu de sauter la clôture et prendre la voie publique ?

Réponse :
Je me définis essentiellement comme un péquiste déçu. René Lévesque portait un projet d’indépendance du Québec social-démocrate, c’est-à-dire un projet de pays dans lequel il y a une recherche d’égalité, il y a un sentiment d’appartenance à un collectif, il y a le sentiment d’un « vivre ensemble ». Or, depuis déjà plusieurs années, je ne me reconnais dans le PQ. C’est devenu un parti qui ne remet pas fondamentalement en question les choses, et la recherche d’une plus grande égalité n’est plus à l’ordre du jour. À Québec solidaire, la recherche d’une plus grande égalité est notre raison d’être. Le Québec a connu une croissance continue depuis le début des années ’90, mais cette croissance ne profite pas à tout le monde. Il y a eu création de richesses, mais cette richesse est de plus en plus concentrées dans les mains des mêmes. À Québec solidaire, nous voulons réduire ces écarts de richesse et travailler pour éliminer la pauvreté. Nous voulons accroître l’égalité entre les hommes et les femmes. Enfin, la protection de l’environnement est également au coeur de notre programme.

Jusqu’à maintenant, quelles sont vos impressions quant a la couverture médiatique de la campagne ? Êtes-vous satisfait du traitement que l’on réserve a Québec Solidaire?

Réponse
Au palier local, dans Nicolet-Yamaska, Québec Solidaire est traité sur le même pied d’égalité que les autres partis par les médias, ce qui est une très bonne nouvelle. Au palier régional, le Nouvelliste nous couvre bien, mais il y a eu des « oublis » impardonnables à la radio de Radio-Canada : on n’a annoncé que trois candidats dans Nicolet-Yamaska au déclenchement des élections ; on n’a parlé que de trois candidats dans le reportage suite au débat avec les chambres de commerce.

Au palier national, c’est lamentable, et Québec Solidaire a beaucoup de difficulté à se faire entendre, à diffuser ses idées. Alors qu’au moins 600 000 personnes voteront pour Québec Solidaire ou le Parti Vert, la décision du consortium des télédiffuseurs de refuser ces deux partis pour le débat télévisé est un accroc sérieux à la démocratie : comment sortir des vieux partis et renouveler le discours politique si l’on ne permet pas aux nouveaux partis de se faire entendre ?

Récemment a Tout le monde en parle ; votre chef Amir Khadir a ouvert un débat sur le prix des médicaments et comment le Québec pourrait y gagné. Quant est-il vraiment?

Réponse
À l’instar de ce qui s’est fait en Nouvelle-Zélande, Québec Solidaire propose de créer une société d’État (comme la SAQ, par exemple) qui regrouperait les achats de médicaments au Québec. Le fait d’avoir un seul acheteur permet d’augmenter le pouvoir de négociation auprès des compagnies pharmaceutiques. En Nouvelle-Zélande, le prix des médicaments a baissé de 70 %. Cela signifie deux choses : les compagnies pharmaceutiques faisaient beaucoup d’argent ; cet argent économisé peut être investi dans le système de santé. Au Québec, on évalue que nous pourrions faire baisser le prix des médicaments de 35 %, ce qui permettrait d’économiser 1 milliard annuellement.

Il faut noter que les dépenses pour les médicaments à la Régie de l’Assurance-médicament du Québec sont passés de 1,3 milliard à 3 milliards entre 1998 et 2006, et représentent 15 % du budget de la santé. Le Québec est la province canadienne qui paie le plus cher ses médicaments.

Pour plusieurs, le Parti que vous représentez se veut une invitation au citoyen a contribuer a la création d’un projet social québécois, chose perdu avec un PQ aux idées coulées dans le béton. Cependant, vous n’êtes pas sans savoir qu’en créant un nouveau parti du OUI comme Québec Solidaire, vous risquez de diluer le vote ? Comment les membres de Québec Solidaire espèrent-ils travailler au projet référendaire de l’extérieur ?

Réponse
Il n’y a aucune raison pour que l’idée d’indépendance appartienne à un seul parti politique. Comme je l’ai mentionné à votre première question, une bonne partie de la gauche québécoise dont je suis se sentait pris en otage par le Parti québécois sur la question nationale. À Québec Solidaire, nous croyons que non seulement l’idée d’indépendance ne doit pas appartenir à un seul parti politique, mais qu’il est même souhaitable qu’elle n’appartienne pas à un seul parti politique.

À Québec Solidaire, nous allons bien sûr travailler avec le Parti Québécois pour réaliser la souveraineté du Québec. Mais nous devrons négocier avec lui sur la façon de la faire. À Québec Solidaire, nous proposons une démarche participative à travers tout le Québec afin que la population participe aux discussions. L’indépendance du Québec, on ne peut l’entrer dans la gorge de la population. On fera l’indépendance du Québec AVEC la population, où on ne la fera pas.

Merci d’avoir pris le temps d’informer nos lecteurs et bonne fin de campagne.

- Vincent Belisle en compagnie de Jean Proulx, candidat du Québec Solidaire dans Nicolet-Yamaska

Les blogues Libéraux Jeudi, mar 15 2007 

Blogue Libéral

Au début de la campagne on parlait beaucoup que le parti Libéral était pour envahir la blogosphère. On a même eu droit à un mémo secret des jeunes millitants libéraux.

À deux semaines des élections, je me pose la question. Où est leur fameuse équipe de blagueurs?

Partir à la recherche d’un blogue Libéral c’est comme chercher pour le monstre du Loch Ness, tu as beau fouiller en profondeur..

Il y a rien. Que dale!

Wazzup, Maggy?

- Matt

Le Débat des Chefs Mercredi, mar 14 2007 

Voici un petit résumé vidéo de ce qu’aurait du avoir l’air le débat des chefs, si tous les partis y auraient été invités.

La plus grosse surprise de tout ce débat, ça aura été le résultat du sondage de Léger marketing qui plaçait la performance des trois chefs sur un pied d’égalité.
Débat des chefs

Selon moi, c’est Jean Charest qui a gagné ce débat et haut la main. La stratégie de ce vieux renard est simple.. Il attaque la crédibilité de ses adversaires tout en disant à tout le monde que voter Libéral c’est pas si pire que ça. Il n’a pas convaincu aucun mordu de la politique hier soir, mais il a réussi à convaincre beaucoup d’indécis qu’il était le moins pire.

Sir Jean de la John James Charest:
Fidèle à lui même et toujours excellent en situation de débat.
Il est passé maître dans l’art d’alterner bullshit et coup vicieux.

André Boisclair:
Un souverrainiste convaincu et convaincant qui est malheureusement moins bon lorsqu’il défend les erreurs passés de son parti. Son inexpérience dans les débats a été utilisé habilement par Charest qui a réussi à le faire sortir de ses gonds quelques fois. Par contre, il a su démontré à tous les québécois qu’il avait l’étoffe d’un premier ministre par sa rigueur et la connaissance de ses dossiers.

Il a convaincu plusieurs péquistes de longue date de revenir à la maison.

Mario Dumont:
Il a des bonnes idées, mais il est dix ans en avance.. C’est triste mais c’est comme ça! Il y a personne de suffisament écoeuré encore pour faire une deuxième révolution. S’il croit faire virer la grosse machine à droite, c’est lui qui est désilusionné. Il va en faire des cauchemars de «So-So-So-Solidarité» pour le restant de ses jours.

Il n’a pas perdu aucun de ces appuis mais il n’a pas convaincu personne non plus. Il devrait perdre quelques points dans la répartition des indécis.

Les citations percutantes

André Boisclair à Mario Dumont:
«L’autonomie, si ça existait, on l’aurait!»

Mario Dumont à Jean Charest:
«Monsieur Charest, vous êtes plus populaire à Winnipeg qu’à Montmagny!»

Qu’avez-vous retenu du débat d’hier?
Qui a gagné? Qui a perdu? Qui a séduit le plus de grand-maman?

Une chose est certaine, cette année notre saine démocratie élira un chef qui n’est pas aimé par 65-66% de l’électorat.
Ce qui est précurseur d’un gouvernement qui sera détesté encore une fois.

- Matt

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