Accueil » Archives » Quand on apprend la haine

Quand on apprend la haine

Un jour, j’ai entendu une vielle chanson folklorique du Languedoc qui m’avait frappé. L’auteur disait que la guerre apportait bien rapidement des malheurs mais bien peu de bénéfices.

Les dommages que cette guerre d’occupation que les pays occidentaux entretiennent dans les pays du Moyen-Orient n’ont pas fini de m’étonner et de me faire chier.

Quand vous devenez militaire et que vous devez partir pour le front, on vous apprend à tuer et à détester l’ennemi. L’armée vous drille à voir des ennemis, des terroristes parmi les enfants, les femmes, les vieillards, dans toutes les rues, dans le moindre trou, sous chaque pierre. L’armée et votre gouvernement vous forcent à croire que chaque musulman est un assassin qui vous en veut et qui n’attend qu’une seule occasion pour pouvoir vous égorger. Vous ne pouvez pas faire confiance le moindrement à ces sales anti-occidentaux. La seule solution pour vous sauver les fesses : tuer. C’est même correct puisque vos balles protègent le monde occidental. Bref, l’armée vous apprend à haïr puis à tuer pour régler le problème. Il reste néanmoins un problème majeur. Un jour, ses soldats quittent le front et finissent par être démobilisés… Ses individus ont appris à tuer pour régler des tensions.

Beaucoup trop de soldats reviennent de cette sale guerre à jamais marqués par l’expérience. Ils ont vécu dans la haine, dans la confrontation, dans le stress quotidien de choisir entre être tué ou tuer. Il ne faut pas s’étonner ensuite si ces hommes recourent à la violence pour diminuer le stress d’une situation tendue. Ainsi, le New York Times a recensé pas moins de 121 cas de meurtres commis par des soldats qui reviennent du front. Les victimes sont bien souvent des proches du soldat.

Comme quoi l’auteur anonyme du Moyen-Âge a bien raison : La guerre apporte bien du malheur.

La guerre menée par les gouvernements contre le cannabis est un exemple parmi d’autres.
Cette plante aux multiples bénéfices médicinaux se trouve au même niveau de classification que certaines drogues dures telles que l’héroïne ou le crack. En parallèle, l’alcool et le tabac sont considérés comme des drogues douces, alors qu’il a été prouvé que ces substances sont beaucoup plus dangereuses que le cannabis.
L’actualité du monde cannabique telle que représentée dans la presse grand public ne montre que des faits divers découlant d’une prohibition ridiculement stricte. En d’autres termes, les citoyens de nombreux pays sont encouragés à dénoncer une pratique qu’ils voient comme dangereuse alors que les voisins qu’ils dénoncent, de leur côté, ne font qu’essayer de survivre au travers de solutions que la médecine traditionnelle ne peut leur fournir. Les études réalisées prouvant le succès du cannabis contre certains cancers, l’asthme, le glaucome et bien d’autres maladies, quant à elles, sont soigneusement évitées, et visibles uniquement par les activistes qui font l’effort de partir à la recherche d’information indépendante.
Sensi Seeds se bat depuis 1985 pour lever les tabous autour de la plante, et fournit aux patients en quête de solutions des graines de cannabis, tout en récompensant les figures de proue de la scène activiste pour leur courage et leur dévouement, comme par exemple le célèbre entrepreneur Richard Branson, à qui Sensi Seeds a décerné le Cannabis Culture Award en 2012.

Richard

Sources:
New York Times

Radio-Canada


Soyez le premier à placer un vote!

Laisser un commentaire