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Les meilleures comédies québécoises

Vous cherchez un bon film drôle ? Voici le meilleur du Québec 😂🎬

C’est bien connu, les Québécois aiment rire. Il suffit de regarder le succès de l’industrie de l’humour et le nombre d’humoristes dans la province pour s’en convaincre. Il n’est donc pas étonnant que le cinéma ait aussi exploité cette tendance, mais les dix comédies suivantes comptent parmi les meilleures jamais réalisées.

Deux femmes en or

Surfant sur la vague de films « érotiques » ayant marqué le cinéma québécois vers la fin des années 1960 et dont les plus grands succès furent Valérie et L’initiation, Claude Fournier réalise Deux femmes en or en 1970, une œuvre beaucoup plus comique que sexy (surtout avec le recul) dans laquelle deux banlieusardes de Brossard (jouées par Louise Turcot et Monique Mercure) lassées par le manque d’attention de leurs maris ont des aventures sexuelles avec tous les livreurs et les réparateurs passant chez elles. Oubliez le remake, ce grand classique du cinéma québécois vous fera assurément rire, à défaut de vous émoustiller.

Karmina

Fuyant le château familial de son père pour ne pas avoir à épouser l’affreux comte Vlad, Karmina, une jeune vampire de 140 ans, s’installe chez sa tante Esméralda à Montréal. Après avoir bu une potion qui la fait redevenir humaine, elle rencontre un jeune organiste nommé Philippe de qui elle tombe amoureuse, mais Vlad (interprété par le désopilant Yves P. Pelletier), avec l’aide d’un douanier qu’il a vampirisé, ne tarde pas à la retracer… Les vampires sont peut-être natifs de la Transylvanie, mais quand ils s’installent au Québec, le résultat est une comédie qui ne manque certainement pas de mordant.

Bon Cop, Bad Cop

Lorsqu’un cadavre est découvert exactement à la frontière entre l’Ontario et le Québec, les policiers montréalais David Bouchard et le torontois Martin Ward devront surmonter les barrières de langue et mettre leurs (nombreuses) différences de côté afin de mener l’enquête et mettre la main sur le coupable. Avec Bon Cop, Bad Cop, le réalisateur Érik Canuel a démontré que la rencontre entre les deux solitudes du Canada peut être une grande source d’humour, comme le prouve le succès de ce film qui a eu droit à une suite. Une série télévisée adaptée de la franchise est même sur le point de voir le jour.

1981

Dans 1981, le jeune fils d’un immigré italien et d’une serveuse de bar de la Côte Nord se met à mentir honteusement à ses nouveaux camarades de classe pour cacher le fait que ses parents n’ont pas les moyens de lui acheter tout ce qu’il désire, et pour séduire la belle Anne Tremblay. Même s’il puise dans ses propres souvenirs de jeunesse, Ricardo Trogi dépasse la simple autobiographie avec ce film, en posant un regard amusé (et amusant) sur une époque particulière du Québec dominée par les K-Way, le Walkman, les montres Casio et le catalogue de Distribution aux Consommateurs

La Grande Séduction

Se déroulant à Sainte-Marie-la-Mauderne, un petit village fictif de la Basse-Côte-Nord n’ayant pas de médecin, La Grande Séduction montre les manigances des 120 habitants de ce patelin qui se liguent pour tenter de convaincre Christopher Lewis, un docteur aimant le cricket et le jazz-fusion, de s’installer chez eux afin de stopper l’exode et de relancer l’économie locale. Le manque de médecins en région n’est habituellement pas un sujet particulièrement drôle, mais ce film qui a été refait en version canadienne-anglaise, française, italienne et mexicaine, montre qu’on peut quand même en rire.

De père en flic

À la suite d’une opération policière, un agent double est enlevé par des motards criminels. Le commandant Jacques Laroche et son fils Marc, sont mandatés pour retrouver leur collègue, mais le hic, c’est qu’ils sont incapables de s’entendre, et se disputent sans arrêt. Pour amener l’avocat des motards à collaborer, ils s’inscrivent à une thérapie père-fils dysfonctionnel pour une semaine en forêt particulièrement éprouvante. Grâce à la présence de Louis-José Houde, l’humoriste chouchou des Québécois, et sa complicité avec l’acteur Michel Côté qui joue son père, cette comédie policière est devenue l’un des plus grands succès du box-office d’ici.

Les Boys

Au Québec, le hockey n’est pas un simple sport, c’est une religion. Il n’est donc pas étonnant qu’un film mettant en vedette un groupe de hockeyeurs, même s’il s’agit d’amateurs dans une ligue de garage, ait connu autant de succès. Avec une incroyable distribution comptant Marc Messier, Rémy Girard, Patrick Huard, Serge Thériault, Michel Barrette, Paul Houde, Pierre Lebeau, Luc Guérin, Roc LaFortune et j’en passe, même ceux et celles n’ayant aucun intérêt pour ce sport risquent de rire aux éclats en visionnant cette comédie devenue une référence incontournable de la culture populaire québécoise.

Ding & Dong, le film

Après avoir fait rire des milliers de personnes avec leurs stand-ups comiques présentés aux Lundis des Ha! Ha! et avoir remporté un Félix au gala de l’ADISQ avec leur album En vie, Claude Meunier et Serge Thériault ont propulsé leur célèbre duo au grand écran avec Ding & Dong, le film. Même s’il présente surtout une série de sketches plus ou moins décousus, le long-métrage a marqué toute une génération de cinéphiles en se moquant allègrement des clichés du polar et du cinéma d’action avec une bonne dose de slapstick moderne et un humour absurde comme seuls Ding et Dong en ont le secret.

Cruising Bar

Dans cette comédie de Robert Ménard, quatre hommes bien différents s’en vont draguer dans un bar un samedi soir : Serge (dit le Ver de terre), un timide maladroit et n’ayant pas une haute estime de sa personne, Patrice (dit le Lion), un accessoiriste cocaïnomane, Jean-Jacques (dit le Paon), un riche snob et trop sûr de lui et Gérard (dit le Taureau), un homme marié, propriétaire d’un garage automobile qui multiplie les conquêtes dans de courts laps de temps. Grâce à la performance mémorable de Michel Côté, qui joue les quatre dragueurs, Cruising Bar a décroché plusieurs prix, ainsi que l’amour des cinéphiles québécois.

Elvis Gratton: Le King des kings

Grâce à la performance inoubliable de Julien Poulin et des répliques qui sont entrées dans la culture populaire (« Linda, c’est de la pâte à dents! » ou « Elvis Wong! Un chinois, ben ça c’est l’boutte »), le premier Elvis Gratton demeure une œuvre culte. Créé dans la foulée du référendum de 1980, le personnage de Bob Gratton, propriétaire d’un garage à Brossard (« Un gros garage ») et imitateur d’Elvis, présente une version clownesque des Québécois aliénés par la culture américaine, et même si on n’est pas toujours fiers de l’avouer, il y a un peu d’Elvis Gratton en chacun de nous.



Des dialogues savoureux, des situations absurdes et un humour typiquement québécois : voici les comédies qui ont conquis le Québec.
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probert

Patrick Robert prête sa plume à de nombreux magazines, sites Web et autres publications québécoises depuis maintenant plus de deux décennies. Féru de culture populaire, d’histoire et de faits insolites, il partage ses passions et ses découvertes avec les lecteurs du Blogue du Québec depuis 2023.

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