Si le Québec et le Canada était un jeune couple de 25 ans

Si le Québec et le Canada était un jeune couple de 25 ans

Il était une fois, un couple de 25 ans. Ce couple est autonome financièrement et chacun d’eux travaille. Les deux occupent un poste dans le même domaine. Ils ont un salaire presque identique. Voici arrivé le jour de la paye. Le chum reçoit son chèque. Bien évidemment, il utilisera cet argent pour ses dépenses : c’est grâce à cet argent-ci que monsieur gagne sa vie.

Madame aussi reçoit sa paye. MAIS, une entente lie le couple. Cette entente prévoit que, à chaque semaine, madame devra donner la moitié de sa paye à monsieur, et ce, aussi longtemps que le couple sera ensemble. Elle devra donc subsister uniquement avec la moitié de sa paye. Le montant qui lui reste est tout juste suffisant pour vivre.

Par contre, il est prévu dans l’entente que monsieur devra utiliser l’argent de sa blonde pour l’aider à vivre. Mais monsieur a le plein contrôle de la moitié de l’argent de sa copine : il a tout le loisir de décider pour sa blonde de tout ce qu’elle aura de besoin. Le chum est intelligent. Il a vite compris que s’il ne dépensait pas intégralement la paye de madame, il allait pouvoir accumuler des surplus pour lui. Le chum devient donc de plus en plus riche… et sa blonde de plus en plus pauvre.

Bien des années plus tard, l’homme a le plein contrôle financier du couple. Madame ne va pas très bien. Elle aimerait retourner aux études, mais elle n’a plus d’argent : il ne lui en reste que juste assez pour vivre. De plus, madame depuis quelque temps est très malade. Elle n’a plus de sous pour vivre et son chum, pour s’enrichir, refuse de payer le plein prix des médicaments. De toute évidence, il se fout visiblement de sa blonde. Monsieur a coupé à madame l’éducation et la santé, car cela coûtait trop cher. Madame est intelligente aussi, et par deux fois, elle se choqua et décida de quitter monsieur. TROP C’EST TROP!

C’est alors que l’attitude du chum changeât du tout au tout.

Étrangement, il devint attentionné, il se mis à genoux pour ne pas qu’elle parte, il lui fit une tonne de promesses. Mais, surtout, il lui promit de reparler de l’entente. Il lui a fait
comprendre qu’elle était indispensable…

La pauvre céda à son charme, mais il en fallut de peu pour qu’elle parte pour de vrai. Surtout la deuxième fois.

Pourtant, dès le lendemain les promesses n’existaient plus.

Tous les  » je t’aime  » avaient disparu. Comme il n’a jamais voulu renégocier l’entente, elle dut continuer à donner la moitié de son revenu à son chum… Elle s’est donc fait avoir DEUX FOIS DE SUITE.

LA MORALE DE CETTE HISTOIRE : Vous devez sans doute croire que madame est folle de continuer a vivre dans ces conditions là? Vous devez vous dire :  » Mon dieu, madame devrait le sacrer là, elle n’a pas besoin de quelqu’un pour décider à sa place de l’utilisation de son argent « .

Et bien, présentement LE QUÉBEC subit le même sort que madame. Nous cédons la moitié de nos revenus à Ottawa, et c’est Ottawa qui décide pour nous de la gestion de nos revenus. Le gouvernement fédéral ne nous redonne qu’une partie de l’argent que nous lui avons envoyé, ce qui leur permet d’accumuler des milliards de dollars en surplus. Pendant ce temps, la province n’a plus d’argent pour financer la SANTÉ et l’ÉDUCATION. Alors, s’il est bon pour madame de quitter son chum… il sera aussi bon pour le QUÉBEC de quitter le CANADA. Au lieu d’un budget de 50 milliards $, pourquoi ne pas garder nos revenus pour nous et utiliser l’intégralité de nos 90 milliards de $. Prenons le contrôle de notre destinée. Madame a passé proche deux fois de quitter son chum, et les deux fois elle a eu droit à des promesses fallacieuses. Le QUÉBEC aussi a passé proche à deux reprises de quitter le Canada. Nous n’avons eût nous aussi que du vent dans les belles promesses d’Ottawa. On nous a dit indispensable avant le référendum, mais nous n’existons plus le lendemain de la victoire du NON. Qui sera assez bête pour continuer à croire en Ottawa? Alors si tu étais de ceux qui ne voyait pas de bons côtés à la souveraineté, j’espère que tu a pris le temps de réfléchir. 

Voici une analogie comparant la situation du Québec dans le Canada a celui d’un jeune couple de 25 ans.




Matt

Pédagogue, historien, développeur web, webmaster, souverainiste, tantôt de gauche, tantôt de droite, maladroit et baveux. Mathieu est le fondateur du Blogue du Québec et il blogue également à propos de ses passions sur Le Chef Cuisto et Du hockey plein la gueule!

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1 réponse

  1. gislaine carignan dit :

    Madame est moins folle qu’elle en a l’air. Il y a la moitié d’elle-même qui connaît la réalité de la vie et sais très bien qu’un divorce est souvent suivit d’une disposition inéquitable des biens, qu’elle aura seule à contribuer à tous les frais du nouveau ménage. Elle sait aussi fondamentalement que le monde entier forme des alliances et non l’inverse. Elle sait ce qui arrive aux familles reconstituées et que ce sont toujours les enfants qui en souffrent. Elle a vu l’isolation des individus dans un monde centré sur l’argent, l’apparence et toutes ces nouvelles notions qu’a créé l’éclatement des familles agrandies. Elle a l’intelligence de s’adapter à une situation loin d’être idéale mais qui somme toute est autrement plus vivable que ce qui se passe dans les familles plus pauvres, elle, en bonne québécoise a connu les valeurs du gros bon sens et a acquis la conviction que ce n’est jamais plus vert dans la cour du voisin et que sa « future union » ressemblera exactement à l’ancienne. L’Homme étant ce qu’il est il reproduit continuellement les comportements appris. Alors elle sait très bien que le prochain fera exactement ce que l’ancien faisait et que la seule perdante dans toute cette histoire sera elle-même parce qu’elle aurait choisi de croire les belles paroles d’un autre « mari » élevé avec les mêmes valeurs que le premier. Elle n’a encore jamais vu aucun homme former un groupe de revendication pour l’équité, l’égalité et surtout le respect entre tous les être humains, ou plus précisément pour le respect du reste des hommes envers sa propre épouse. Pourquoi croirait-elle les belles paroles enjôleuses du petit nouveau avec de grandes ambitions quand elle sait pertinemment bien qu’au fond c’est encore elle qui va se taper toutes les responsabilités des enfants, du ménage, etc pendant que son gros nouveau « bébé » va s’asseoir devant la télé pour regarder son hockey ou sortir avec ses chums de gars. Le gros bon sens en fait c’est elle qui l’a conservé à travers tous les changements sociaux. Elle sait qu’on recrée ce qu’on a connu. Elle n’a qu’à prendre compte des revendicateurs qui ont connu toute leur vie dans un milieu de chicane et de guerre perpétuelle, qui déménagé à côté et devenus ses nouveaux voisins, n’en ratent jamais une pour se plaindre ou créer la bisbille. Elle a réalisé que la proie pour l’ombre, et surtout les belles paroles s’envolent et que tout compte fait tout le monde a ses problèmes et que les siens ne sont pas différents de ceux des autres. La résilience le nouveau mot à la mode, elle la connaît depuis longtemps sans l’avoir jamais qualifiée comme telle. Elle sait par expérience que le bonheur ne vient jamais de l’extérieur, qu’il est en soi-même, qu’il repose sur le fait de ne jamais se comparer, de choisir à chaque instant de vivre le moment présent, de ne regarder en arrière que pour en tirer des leçons et vers l’avant pour continuer à s’en servir et v i v r e vraiment chaque instant merveilleux que la vie lui apporte. Rien de parfait, mais rien n’est parfait pour personne. Savoir apprécier ce qu’on a plutôt que de rêver que c’est mieux ailleurs ou autrement. Le autrement c’est en soi qu’on le trouve et la plus belle leçon que la vie apporte à ceux qui ont choisi de la vivre réellement en acceptant les larmes et les rires sachant que « tout passe » c’est qu’on ne peut dans la vie changer les autres, on ne peut que choisir de se changer pour s’adapter au monde qui nous entoure et que c’est déjà beaucoup d’énergie de se centre sur son propre bonheur et cesser de vouloir changer le monde, ou essayer de le sauver. Comme femme, elle a acquis cette certitude que certain nommeront, la sagesse née du gros bon sens.

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