Le Ku Klux Klan (KKK) est sans doute l’un des mouvements racistes et sectaires les plus infâmes de l’histoire des États-Unis. Sous couvert de rituels grandiloquents et de titres grotesques comme « Grand Sorcier », « Grand Dragon » ou « Chevalier Suprême », ses membres prétendent défendre un prétendu « protestantisme blanc », une conception dévoyée et exclusive de l’américanisme, et la soi-disant « supériorité blanche ». Derrière les robes blanches et les cagoules (qui ne servent qu’à dissimuler leur lâcheté) se cache un appareil de violences raciales, de fanatisme religieux et de terreur politique.
La naissance et la première vague (1865-1870)

Le KKK fut fondé en décembre 1865 à Pulaski, dans le Tennessee, par un groupe d’anciens officiers confédérés amers de la défaite du Sud. Ce qui se présentait à ses débuts comme une fraternité de vétérans se transforma rapidement en une organisation paramilitaire clandestine visant à terroriser les Afro-Américains nouvellement affranchis ainsi que les Républicains favorables à la Reconstruction.

Dans les États du Sud (Alabama, Caroline du Sud, Mississippi et Louisiane) des bandes masquées attaquaient les électeurs noirs, brûlaient leurs maisons, agressaient les enseignants et les militants favorables aux droits civiques.

La cagoule n’était pas seulement un symbole. C’est surtout une preuve du l’hypocrisie des membres qui n’ont pas le courage d’assumer publiquement leur idéologie violente, immorale et lâche. Le Klan devint rapidement l’un des instruments principaux du terrorisme politique visant à rétablir par la force la suprématie blanche abolie par la guerre.
Le renouveau et l’essor national

Le KKK connaît un second souffle en 1915, porté par un contexte de nationalisme exacerbé et de tensions raciales. Une nouvelle génération d’organisateurs sut exploiter la frustration de nombreux Américains face à l’immigration, à l’urbanisation et aux transformations sociales. Cette « seconde vague » du Klan élargit ses cibles : non seulement les Afro-Américains, mais aussi les catholiques, les Juifs, les immigrants d’Europe du Sud et de l’Est, et même certains mouvements ouvriers.


Ce Klan-là n’opérait plus seulement dans le Sud : il s’étendait au Midwest, notamment dans l’Indiana, l’Ohio et le Michigan, et jusque dans certaines villes du Nord et même au Canada. À son apogée, dans les années 1920, le Klan revendiquait plusieurs millions d’adhérents et contrôlait des pans entiers de gouvernements locaux. Il influençait des élections, imposait des boycotts, organisait des défilés massifs et affirmait incarner une vision « chrétienne » de l’Amérique.

Cette instrumentalisation du protestantisme extrême, déformé jusqu’à devenir une justification religieuse de l’exclusion, représentait une trahison flagrante des valeurs chrétiennes. Là où le christianisme prêche l’amour du prochain, le Klan prêchait la peur, la haine, la ségrégation et la violence. Ce parallélisme avec d’autres idéologies extrêmes, notamment le nazisme, le fascisme, et les mouvements religieux fanatiques comme les Talibans est évident : dans tous les cas, on se sert d’une mythologie identitaire et de symboles sacrés pour justifier et même glorifier la terreur.
Méthodes et zone d’influence


Les méthodes du KKK se caractérisent par la violence nocturne, les intimidations, les menaces, les lynchages, les incendies et les croix brûlées. Ces spectacles lugubres visaient à instaurer la peur dans les communautés noires. Le Klan agissait dans le Sud profond, mais également dans les régions rurales et industrielles du Midwest lors de sa seconde phase. Les membres se masquaient, non par tradition, mais parce que la honte et la peur du jugement public étaient plus fortes que le courage d’assumer leur racisme au grand jour.
Le fanatisme religieux et l’hypocrisie



Le Klan s’est toujours revendiqué d’un christianisme protestant ultranationaliste. Il interprétait la Bible à travers un prisme raciste, prétendant que Dieu lui-même soutenait la hiérarchie raciale et l’ordre blanc. Cette union toxique entre extrémisme racial et fanatisme religieux a nourri l’illusion que la haine pouvait être une vertu.
Une hiérarchie grotesque et ridicule
Le comble du ridicule vient de leurs titres pseudo-mystiques : « Sorcier Impérial », « Grand Titan », « Grand Dragon », « Goblin », « Goule » et autres titres qui semblent sorti de l’imaginaire d’un psychopathe obsédé par les romans de J. R. R. Tolkien*.


Ces titres dignes d’une bande dessinée sont utilisés pour masquer l’incompétence, la peur et l’ignorance. Une idéologie si faible qu’elle doit s’envelopper de symboles grotesques est une idéologie vide et sans substance.
*J. R. R. Tolkien a notamment écrit Le Hobbit et le Seigneur des Anneaux
Des crimes innommables

Depuis sa création, le KKK s’est illustré par des crimes qui ont marqué l’histoire des États-Unis :
- durant la Reconstruction, de nombreux Afro-Américains furent battus, torturés ou assassinés pour avoir tenté de voter ;
- dans les années 1950-60, le Klan multiplia attentats, agressions et assassinats contre les militants des droits civiques, dont des enfants dans les attentats contre des églises noires du Sud ;
- en 1979, le massacre de Greensboro vit des membres du KKK et des néo-nazis tuer cinq manifestants dans un acte de violence politique ouvertement raciste.
Ces événements, comme d’autres, montrent que derrière les rituels se trouvent des actes de terrorisme pur et simple.
Le KKK aujourd’hui



Le Klan a perdu son influence nationale depuis les années 1940, affaibli par des poursuites fiscales, des divisions internes, des procès civils et la condamnation sociale. Aujourd’hui, il n’existe plus en tant qu’organisation unifiée mais sous la forme de petits groupes épars, souvent rivaux, totalisant quelques milliers de membres tout au plus.



Bien que marginalisés, certains de ces groupes continuent de promouvoir le suprémacisme blanc, de diffuser de la propagande raciste en ligne, de tenter de recruter dans des milieux vulnérables et d’entretenir des liens avec d’autres mouvements extrémistes comme les néo-nazis, les milices paramilitaires ou les nationalistes blancs. Ils sont surveillés et combattus par des organismes spécialisés dans la lutte contre la haine, par les forces de l’ordre et par la société civile, mais ont récemment été revigorés par les deux élections présidentielles de Donald Trump qui refuse de les condamner.


Le Ku Klux Klan a su exploiter la peur et l’ignorance, manipuler la religion, détourner la symbolique nationale et semer la terreur dans les communautés marginalisées. Si le Klan d’aujourd’hui n’est plus la force politique qu’il a été, ses idées persistent dans d’autres mouvements extrémistes contemporains.



Connaître et comprendre l’histoire de ce mouvement haineux, dénoncer son hypocrisie, ridiculiser ses symboles et combattre ses discours, c’est protéger les valeurs fondamentales d’égalité, de justice et de dignité humaine. Il ne faut pas hésiter à critiquer haut et fort les extrémistes car les ignorer, c’est les laisser proliférer.
Le KKK est une organisation raciste qui infecte les États-Unis comme une maladie contagieuse qui semble impossible à éradiquer.Partager cette trouvaille!Partager!Envoyer par courrielEnvoyer!







Aujourd’hui encore le plan ou leurs soi disant valeurs existent. C’est maintenant ICE qui reprend ce rôle, masqué, haineux envers tous qui ne sont pas blancs, évangéliste et tout les immigrants même ceux qui vivent, payent leur taxes depuis 20 ou pls d’années.