Les véhicules tout-terrain (VTT), aussi appelés quads ou ATV (All-Terrain Vehicle), sont aujourd’hui principalement des engins à quatre roues. Pourtant, dans les années 1970 et 1980, une autre catégorie dominait le marché : les VTT à trois roues. Popularisés par des marques comme Honda, Yamaha et Suzuki, ces véhicules connaissent un succès fulgurant avant d’être retirés du marché en raison de leur dangerosité
Les premiers modèles


C’est Honda qui lance le premier VTT à trois roues en 1970 avec l’ATC 90 (All-Terrain Cycle). Ce modèle, doté d’un moteur de 89 cm³ et de pneus basse pression (les fameux pneus-ballounes), est conçu à l’origine comme un véhicule récréatif, capable de rouler sur différents terrains. Il attire rapidement l’attention aux États-Unis, notamment des amateurs de plein air et des exploitants agricoles.



Le succès de l’ATC 90 pousse Honda à développer des modèles plus puissants comme l’ATC 110, l’ATC 185 et l’ATC 200.

En 1982, Honda frappe un grand coup avec l’ATC 250R, un modèle plus sportif équipé d’un moteur deux temps performant.
Le Big Red 200E, lancé la même année, devient une référence pour les travailleurs agricoles et les chasseurs grâce à sa robustesse et sa polyvalence. Encore aujourd’hui, c’est un grand classique des « trois-roues » !

Face au succès de Honda, d’autres constructeurs se lancent sur le marché. Yamaha introduit son premier modèle en 1980, le Tri-Moto YT125, suivi du YT175.

Pour concurrencer le ATC 250R de Honda, Yamaha lance très performant YTZ 250.


Suzuki propose le ALT125 et le ALT185, tandis que Kawasaki commercialise le KLT200 et le KLT250. Ces modèles adoptent des conceptions variées, certains misant sur la sportivité, d’autres sur l’utilité pratique.

Mais le « trois-roues » n’est un véhicule pour tout le monde. Mal opéré, il peut être instable et dangereux. Il faut comprendre certains principes de base physique pour ne pas commettre l’erreur qui vous envoie dans le décor ! Les techniques de transfert de poids sont cruciales, surtout à haute vitesse !
Il faut dire que même à basse vitesse, ça prend pas grand-chose pour qu’un trois roues « verse sur le côté » !
Le retrait du marché
Une hécatombe d’accidents



Au milieu des années 1980, les accidents impliquant des VTT à trois roues explosent. De nombreux utilisateurs, souvent des jeunes, subissent des blessures graves en raison de renversements. Les statistiques deviennent alarmantes : entre 1982 et 1987, plus de 300 000 accidents sont recensés aux États-Unis, dont plus de 1 000 mortels, selon la Consumer Product Safety Commission (CPSC).
La fin du trois-roues


Face à l’augmentation des décès et des plaintes, le gouvernement américain et plusieurs associations de consommateurs demandent une interdiction des VTT à trois roues. En 1988, sous la pression de la CPSC, les principaux fabricants signent un accord volontaire (Consent Decree) visant à cesser la production et la vente de ces véhicules. Ils s’engagent également à promouvoir la sécurité et à lancer des campagnes de sensibilisation.
Une transition nécessaire

Avant même l’interdiction des modèles à trois roues, Honda et d’autres constructeurs commencent à développer des alternatives plus sûres. Dès 1984, Honda introduit le TRX200, un VTT à quatre roues offrant une meilleure stabilité. Ce modèle marque le début d’une transition vers une nouvelle génération de véhicules tout-terrain.
Une adoption massive


Les modèles à quatre roues se généralisent rapidement. Honda continue d’innover avec le TRX250R, tandis que Yamaha lance le Warrior 350 et le Banshee 350, devenus des références en matière de VTT sportif.

Suzuki révolutionne le secteur avec le LT250R, un quad performant qui remplace avantageusement les anciens modèles à trois roues.
Les VTT à trois roues ont marqué l’histoire du tout-terrain avec leur design innovant et leur accessibilité. Toutefois, leur instabilité et les nombreux accidents qu’ils ont causés ont conduit à leur disparition progressive au profit des modèles à quatre roues.


Bien que la construction et la mise en marché des trois-roues soit maintenant interdite, des collectionneurs et des passionnés continuent de les restaurer, les entretenir et avoir du gros fun avec ces machines devenues rares, mais toujours aussi cool !
Une maudite belle machine pour se casser la yeule !Partager cette trouvaille!Partager!Envoyer par courrielEnvoyer!






