C’est bien connu, les enfants aiment la télévision, parfois même un peu trop. Pour répondre aux besoins de ce public bien particulier, la chaînes d’ici ont développé au fil des ans une grande expertise dans la production d’émissions jeunesse de qualité, et en voici 10 qui ont marqué l’histoire du petit écran.
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Minibus

Animée par Rémy Girard et Pauline Martin et coanimée par Johanne Beauchamps (mieux connue sous le nom de Joe Bocan), Marc Legault et Marcel Leboeuf, Minibus a fait la joie des enfants entre 1983 et 1985. Devant un autobus jaune en carton, les comédiens interprétaient des sketches et des chansons en compagnie de leurs invités. Chaque épisode était articulé autour d’un thème, et l’humour et les situations cocasses étaient toujours au rendez-vous. Pour ajouter à son charme, il s’agissait d’une des rares émissions jeunesse dont le public était composé d’élèves provenant de différentes écoles de la province.
Patofville

Les productions jeunesse de qualité n’étaient pas uniquement l’apanage de Radio-Canada, et Télé-Métropole (comme on appelait TVA à l’époque) a aussi diffusé des classiques, parmi lesquels Patofville. Ayant fait ses débuts dans la série Le Cirque du Capitaine aux côtés du célèbre Capitaine Bonhomme avant d’avoir sa propre émission, Patof, créé et joué par le comédien Jacques Desrosiers, était vraiment adoré des enfants. À preuve, le succès du clown russe dépassera la télévision et se traduira aussi par des dizaines de disques. Certaines de ses aventures extraordinaires ont même eu droit à des bandes dessinées.
Pop Citrouille

Bien des jeunes se dépêchaient de rentrer à la maison lorsque c’était la journée où jouait Pop Citrouille, l’une des productions jeunesse les plus populaires de son époque. Même si elle était destinée avant tout aux jeunes, l’émission a réussi à captiver un large public grâce à ses sketchs absurdes. Avec une distribution comptant des comédiens de talent dont André Cartier, Ghyslain Tremblay, Michèle Deslauriers, Denis Bouchard, Normand Brathwaite, Marie Eykel ou Serge Thériault, on y retrouvait également des chansons, dont Les Larmes de métal du groupe Soupir, qui deviendra un hit dans les radios du Québec et de France.
Le Village de Nathalie

Mettant en vedette Nathalie Simard, cette émission diffusée de 1985 à 1988 transportait les tout-petits dans un village coloré où régnait la bonne humeur. Entourée de Beding-Bedang, Caboche, Rouge-à-Lèvres, du professeur Cric-Crac-Pot, de Mlle Bric-à-Brac, du maire, M. Arrêt-Stop, et de Gros-Bon-Sens (bien avant qu’il ne soit recruté par Pierre Poilièvre et le Parti conservateur), la populaire chanteuse et ses amis ne manquaient évidemment jamais une occasion d’entonner une chanson. En l’espace de 116 épisodes, Le Village de Nathalie a su laisser une trace indélébile dans la mémoire (et le cœur) de toute une génération.
Sol et Gobelet

Habitant un logement sans aucuns murs où trônaient quelques rares meubles (et une baignoire) et où la grande fenêtre était accrochée dans le vide, Sol et Gobelet étaient définitivement de drôles de pistolets. Joué par Marc Favreau, le premier était un clochard qui aimait s’amuser avec les mots, les déformant et en inventant de nouveaux. Interprété par Luc Durand, son colocataire était quant à lui un philosophe et un intellectuel à la connaissance encyclopédique. Par sa poésie, son absurdité, son humour loufoque et ses calembours, cette émission possédait une grande qualité, soit de nourrir l’imaginaire, déjà débordant, des enfants.
Les 100 tours de Centour/Les Oraliens

Si le Ministère de l’Éducation produisait une émission jeunesse aujourd’hui, gageons que le résultat serait plus pédagogique que ludique, mais ce n’était pas le cas dans les années 1970, comme le prouvent Les 100 tours de Centour et Les Oraliens. Tandis que le génie Centour s’amusait à jouer de mauvais tours et que Verbo tentait de réparer les pots cassés, Picabo et Kalinelle, deux minuscules extraterrestres venus de la planète Oralie, luttaient contre le Furotte, qui avait la fâcheuse manie de parler mal. Chacune à leur manière, ces deux séries faisaient la promotion du français, et on les présentait même en classe auprès des enfants du primaire.
Fanfreluche

Bien qu’elle ait eu plusieurs rôles à la télévision et au théâtre au cours de sa longue carrière, on se souvient surtout de Kim Yaroshevskaya, décédée au début de 2025 à l’âge de 101 ans, pour celui de Fanfreluche, une poupée racontant et transformant des contes et des légendes aux enfants et qui entrait physiquement dans son grand livre pour en changer l’issue selon son désir, ce qui la plaçait souvent dans des situations périlleuses. Même si cette émission diffusée entre 1968 et 1971 n’a connu que 46 épisodes de trente minutes au total, elle a su laisser une empreinte inoubliable auprès des plus jeunes grâce à sa grande inventivité.
Dans une galaxie près de chez vous

Racontant la quête du vaisseau spatial canadien Romano Fafard pour trouver une nouvelle planète où déménager six milliards de tatas et décrivant ses périples aux confins de l’univers, « là où la main de l’homme n’a jamais mis le pied », Dans une galaxie près de chez vous a prouvé qu’on pouvait encore produire des émissions jeunesse de qualité dans le Québec des années 2000. Même si elle s’adressait aux plus jeunes, la série s’est très vite retrouvée avec de nombreux adeptes adultes, et a même eu droit à deux long-métrages en plus de ses 65 épisodes réguliers. On espère toujours qu’un troisième film verra le jour prochainement.
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Passe-Partout

En 1971, inspiré par le succès de Sesame Street, le Ministère de l’Éducation veut produire une série télévisée destinée aux enfants d’âge préscolaire. Six ans plus tard, Passe-Partout est diffusée pour la première fois le 15 novembre 1977. Après 125 épisodes, la production devait prendre fin, mais en 1980, l’album des chansons originales obtient le Félix du disque le plus vendu, et une pétition de 85 000 noms est déposée à l’Assemblée nationale pour exiger une suite. L’émission durera finalement jusqu’en 1992. Elle sera tellement influente qu’on qualifiera les poussinots et les poussinettes ayant grandi en l’écoutant de « génération Passe-Partout ».
Bobino

Les conversations incompréhensibles avec des personnages comme Tapageur ou Gustave. Les petits bouts de films d’animation présentés par Télécino. Les hochements de caméra de Camério. Bobinette et ses fameux pétards à la farine. Créée de toutes pièces par Guy Sanche, qui tenait aussi le rôle-titre, cette série jeunesse diffusée de mai 1957 à juin 1985 et comptant plus de 5 000 épisodes possède non seulement une longévité exceptionnelle dans le paysage télévisuel québécois, mais aussi une place spéciale dans le cœur des multiples générations de tout-petits ayant eu le plaisir de grandir avec Bobino.
Retour sur les classiques de la télé jeunesse au Québec avec ce top 10 incontournable pour les amateurs de nostalgie.Partager cette trouvaille!Partager!Envoyer par courrielEnvoyer!







Ce que j’aimais le plus de Bobino, c’était les petits bouts de films d’animation présentés par Télécino : Pouf et Ricky, Sourissimo, et bien d’autre que je ne me rappelle plus !
Merci pour ces souvenirs !