La phrase « Je me souviens » est bien connue de tous les Québécois et est profondément ancrée dans l’identité culturelle et historique de la province. Mais d’où vient cette devise et que représente-t-elle vraiment ? Plongeons dans l’histoire pour découvrir les origines de ces trois mots puissants.
L’architecte derrière la devise
Lorsqu’on parle de la devise du Québec, il est essentiel de mentionner l’homme à qui nous la devons : Eugène-Étienne Taché. Architecte, artiste et fonctionnaire, Taché était une figure influente dans la vie culturelle et politique du Québec au XIXe siècle. Sa conception la plus célèbre est sans doute l’hôtel du Parlement de Québec, un édifice emblématique qui se dresse fièrement dans la ville de Québec.
Une gravure qui parle
En 1883, alors que l’hôtel du Parlement était en construction, Taché a pris la décision de graver la phrase « Je me souviens » sous les armoiries du Québec, situées sur la façade de l’édifice. Bien que la phrase soit simple, elle est chargée de signification. Mais que voulait vraiment dire Taché avec ces mots ?
Un rappel du passé
Un mémoire adressé au sous-ministre des Travaux publics suggère que Taché n’a pas choisi cette devise au hasard. En gravant « Je me souviens » sur l’hôtel du Parlement, il invitait les Québécois à se souvenir des héros de leur histoire, des événements marquants et des défis surmontés par leurs ancêtres.
Pour Taché et de nombreux Québécois de son époque, le souvenir était essentiel pour forger une identité collective forte. Il était convaincu que les Québécois devaient connaître leur histoire, en être fiers et la transmettre aux générations futures.
Interprétations diverses
Avec le temps, la signification de la devise « Je me souviens » a été interprétée de diverses manières. Pour certains, elle évoque les racines françaises du Québec et les sacrifices des premiers colons. Pour d’autres, elle rappelle les batailles et les luttes pour la survie et l’autonomie de la province. Et pour d’autres encore, elle incarne un esprit de résilience, rappelant aux Québécois d’être toujours conscients de leur riche histoire tout en regardant vers l’avenir.
Au-delà de la façade
Aujourd’hui, la devise « Je me souviens » est bien plus qu’une simple gravure sur un bâtiment. Elle est présente sur les plaques d’immatriculation de tous les véhicules québécois, elle est enseignée dans les écoles et elle est intégrée dans la culture populaire. Elle est devenue un symbole fort de l’identité québécoise, rappelant aux gens de la province l’importance de leur histoire et de leur patrimoine.
Conclusion
La devise « Je me souviens » est un témoignage puissant de l’importance de la mémoire collective. Grâce à la vision d’Eugène-Étienne Taché, ces trois mots simples ont pris une signification profonde pour les Québécois. Ils rappellent l’importance de se souvenir du passé, d’honorer les héros et de transmettre l’histoire aux générations futures. Dans un monde en constante évolution, cette devise sert de rappel que l’identité d’une communauté est forgée par ses souvenirs et son histoire.
L'histoire et la culture du Québec sont encapsulées dans "Je me souviens". Apprenez comment cette devise est emblématique pour la province.Partager cette trouvaille!Partager!Envoyer par courrielEnvoyer!







Il aurait fallu selon moi que vous clarifiez la situation voulant que cette devise n’était que l’abbréviation d’une plus longue disant: Je me souviens que né sous le lys je crois sous la rose ou quelque chose du genre. Cette affirmation aurait été nié et si vous allez dans ce site on en parle et on dit bien que « Je me souviens » en tant que devise et l’autre que je viens de cité étaient bel et bien deux devises différentes. Je cite: Or, après l’introduction du Je me souviens sur les plaques d’immatriculation, une interprétation qui circulait déjà de bouche à oreille dans certains milieux s’est répandue, vraisemblablement amplifiée par une lettre ouverte publiée par une petite-fille de Taché dans le Montréal Star en 1978. L’auteure de cette lettre prétendait que Je me souviens était le début d’une devise plus longue :
« Je me souviens/Que né sous le lys/Je croîs sous la rose.
I remember/That born under the lily/I grow under the rose. »
Cette interprétation s’est ensuite frayé un chemin dans au moins un dictionnaire de citations (le Colombo’s Canadian Quotations), dans des banques d’information gouvernementales et, surtout, dans les médias anglophones. Des journalistes du Globe et de la Gazette ne se sont pas privés pour en exploiter le sens politique et ironiser sur des plaques d’immatriculation qui rappelleraient aux Québécois « that they had flourished under the rose of England » !
Or, il est maintenant clairement établi que le « poème » d’où viendrait cette « devise complète » n’existe pas et qu’il s’agit en fait de deux devises distinctes imaginées par la même personne. Taché a conçu la seconde (qui se lisait plus précisément Née dans les lis, je grandis dans les roses/Born in the lilies, I grow in the roses) pour un monument qui n’a finalement pas été construit et il l’a ensuite utilisée sur la médaille du tricentenaire de Québec en 1908. http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-518/La_devise_qu%C3%A9b%C3%A9coise_%C2%ABJe_me_souviens%C2%BB.html
Merci.
En 2025 la devise du Québec serait plutôt » Je m’en Cali… »
C’est triste….
Pour que le Québec se souvienne réellement, il faudrait ré-enseigner correctement l’histoire du Québec, passée et présente, ré-écouter la fabuleuse chanson de Claude Gauthier intitulée, justement «Je me souviens», parce que sa conclusion est «je me souviens… de quoi ? de rien !»
j’aurais aimé qu’on élabore plus sur le sujet.
Pourquoi ne pas avoir nommé les héros et raconté leur histoire, décrit les événements marquants et les défis surmontés par leurs ancêtres.
« Je me souviens »
« Ces trois mots simples ont pris une signification profonde pour les Québécois. Ils rappellent l’importance de se souvenir du passé, d’honorer les héros et de transmettre l’histoire aux générations futures. »
Il est essentiel de ne pas juste se souvenir mais surtout d’AGIR ! parler à nos petits-enfants, participer aux fêtes, voir à ce qu’ils chantent en français, qu’ils écrivent en français, qu’ils VIVENT en français!