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Origines et évolution du charivari dans l’histoire du Québec

😲 Le charivari : une pratique oubliée qui faisait trembler les villages du Québec

En 2015, l’historien René Hardy a publié un excellent ouvrage sur les origines européennes et les particularités du charivari, un phénomène social de justice populaire qui traverse toute l’histoire du peuple québécois . Voici une brève synthèse des recherches effectuées par M. Hardy qui a jumelé les archives judiciaires du 19e siècle (notamment les procès) avec les journaux, les archives religieuses (prônes, correspondance des curés, mandements des évêques) et les sources variées comme 150 enquêtes orales au Québec, les monographies paroissiales, les écrits des folkloristes, afin d’éclairer la signification du « rituel charivarique ».

Les origines d’une tradition millénaire

C’est en Europe que naît cette coutume, plus précisément au Moyen-Âge, car la première mention du terme « charivari » apparaît dans un long poème satirique, le Roman de Fauvel, rédigé par Gervais du Bus entre 1310 et 1314, et raconte l’histoire d’un âne qui s’approprie la maison de son maître pour devenir roi. Cette œuvre est interprétée « comme la critique de la corruption de l’Église et du système politique ». Ainsi apparaît pour la première fois le terme « chalivali » (sic) pour traduire les caractéristiques du rituel traditionnel : « cris, gestes obscènes et vacarme produit par les grattoirs, les cornes, l’entrechoc des poêles à frire et autres instruments de bruits discordants » (p. 17-18).

Toutefois, certains spécialistes tels que Arnold Van Gennep soutiennent, sans le démontrer, que le charivari serait apparu en France un peu partout dès le VIe siècle. D’autres font aussi remonter à l’Antiquité grecque ces traditions d’humiliations publiques, par exemple, afin de punir les coupables d’adultères, on les faisait déambuler à l’envers sur un âne (assis face vers la queue) en se promenant sur les rues principales pour les humilier ou les dénoncer, ce qu’on nomme l’azouade. Outre l’azouade, pour punir un mari qui ne tient pas son rôle (qui laisse une femme le dominer et le battre ou celui dont la femme est infidèle), et le charivari pour les remariages disproportionnés des veufs, l’autre infraction/châtiment est la jonchée (grande quantité d’objets) pour le couple adultère. Il est prouvé que le charivari est très fréquent à la fin du Moyen-Âge, particulièrement de 1350 à 1420. De plus, on peut penser au Carnaval ou à la fête des Fous dite aussi fête de l’Âne – car l’âne incarne l’inversion de l’ordre et de la loi – lors desquelles on renversait symboliquement les élites au pouvoir.

Le charivari existe aussi dans d’autres pays orientaux où les participants sont masqués en diable ou en animal, ou même avec le visage noirci avec du charbon, pour représenter les esprits ou les morts. D’autres fois, il symbolise plutôt le mythe de la chasse sauvage par l’incarnation d’hommes-bêtes. Bref, il s’agit d’une importante mise en scène collective par l’entremise de la fête, de la diversion et de la démesure (bruits, musiques dérisoires), souvent pour faire passer un message lorsqu’on tente d’exclure une personne de la communauté. C’est l’expression de la rivalité entre anciens et nouvelles élites afin de diriger un village : maires, curés, instituteurs et notables règlent alors leurs comptes politiques en encourageant un charivari contre son concurrent ou en refusant de l’empêcher.

En réalité, on invoque le charivari lors de diverses occasions, mais la principale est lorsqu’une communauté assiste à un remariage inégal (celui d’un veuf et d’une jeune fille, ou l’inverse, soit d’une veuve avec un jeune homme). Selon René Hardy, le charivari évolue donc pour finalement devenir un « rituel de dénonciation et de dévoilement d’une variété d’infractions aux mœurs et normes sociales » (p. 8). D’après l’ethnologue Martine Segalen, le charivari est considéré comme une « prise en charge collective d’une entorse aux normes de la communauté » (p. 25).

À la fin du 18e siècle, un témoin français décrit cette coutume comme « un bruit confus, tumultueux et désagréable, d’une assemblée de gens qui crient d’une manière bouffonne, et font du tumulte avec des poêles, chaudrons, des cors et des tambours, pour faire quelque sorte de confusion à ceux qui se marient en secondes noces ». Les gens se déguisent avec des costumes étranges, apportent divers trucs pour faire du bruit toute la nuit, se mélangeant aux harangues, brutalités et humiliations. « On hurle et imite des bruits effrayants en travestissant sa voix pour ne pas être reconnu » (p. 136). Le mot se passe au village le jour-même comme une rumeur, car il faut que tous soient présents pour qu’il y ait dévoilement ou dénonciation. « Si tous n’assistent pas au spectacle, ils le permettent et sont solidaires par leur silence » (p. 186). Quoique le charivari québécois ne soit pas l’apanage des classes populaires, cette tradition est issue des cultures populaires et les lieux qui les expriment : le village, la communauté paroissiale rurale, la ville, l’usine, le milieu socioprofessionnel, etc.

Le charivari en Nouvelle-France

Cette tradition traverse donc les siècles pour migrer vers l’Amérique lors de sa colonisation par l’Europe. Au Canada, on reconnaît d’ailleurs les origines françaises du charivari. La persistance de la coutume s’incarne aussi dans deux modèles : le « charivari-plaisanterie » ou le « charivari-injure ». Cependant, il faut faire la distinction entre le charivari et le « lynchage », simple rituel de violence physique non médiatisée, qu’on retrouve notamment au sein du Ku Klux Klan aux États-Unis, alors que le premier est d’abord et avant tout « une violence distanciée, ritualisée et symbolique ». Chez nos voisins du sud, on peut aussi penser à la tradition « du goudron et des plumes » dès le 18e siècle.

Ici, le premier charivari connu survient à Québec lors du remariage d’une jeune veuve de 25 ans avec un homme de 30 ans après seulement trois semaines de veuvage, révélé par un interdit qu’en fait Mgr de Laval, en 1683. Les participants sont aussitôt menacés d’excommunication (p. 59). Ce mandement nous « informe de l’inefficacité du pouvoir civil qui tente en vain depuis six jours d’y mettre fin » (p. 224) et sera repris par Mgr de Saint-Vallier, en 1703, puis de nouveau par Mgr Plessis, en 1807, qui rédige alors son propre mandement contre un charivari survenu à La Prairie (p. 225).

En d’autres occasions, afin d’humilier un adversaire ou un coupable, on chante une chanson sur un air connu devant la victime ou en la faisant circuler dans la communauté. Cela compense un peu les torts subis. C’est tellement d’usage courant que l’intendant Michel Bégon doit émettre, en 1723, une ordonnance pour interdire de chanter des pièces calomnieuses ou des « chansons diffamatoires ».

Comme tout charivari, cruel ou amusant, veut faire respecter les normes communautaires, le rituel se répète chaque soir et chaque nuit devant la maison des gens attaqués jusqu’au départ du couple visé ou bien en échange d’une compensation (monétaire ou en alcool) au groupe de charivaristes. L’intervention nocturne se transforme parfois en « charivari-poursuite », une sorte de raid punitif.

C’est dans les archives judiciaires qu’on retrouve des procès exigés par les victimes de ces évènements. On y retrouve des demandes d’intervention de la police afin de défendre l’honneur des personnes injuriées. Parmi les actes d’accusation pour injure et diffamation, on retrouve aussi les blasphèmes que les témoins rapportent et qui sont punissables d’une peine de prison de quelques mois au 19e siècle et d’une amende par la suite jusque vers 1930 (p. 74-75). À la fin du 19e siècle, le curé de Sainte-Anne-de-Beaupré déplore les feux nocturnes allumés pendant plusieurs mois entiers devant la maison de ceux à qui on en veut ou bien qu’on méprise, une sorte de règlement de conflits.

La « révolution canadienne » de 1837-38

Au début du 19e siècle, les élites libérales du Québec (notaires, imprimeurs, avocats, journalistes, médecins, arpenteurs) prennent de l’ampleur politiquement grâce à leur réseau et développent une petite bourgeoisie canadienne-française. Avec l’aide du Parti patriote, ils deviennent rapidement majoritaires à l’assemblée législative dès les années 1830. Élus massivement au parlement du Bas-Canada à l’automne 1834 grâce au programme électoral des « 92 Résolutions », ils reçoivent une fin de non-recevoir des autorités britanniques au printemps 1837, ce qui provoque la colère du peuple.

Ces tensions entre francophones et anglophones, ou même entre francophones eux-mêmes, peut s’illustrer dans la pratique du charivari. À ce moment où les positions politiques se radicalisent, le charivari « sert à intimider et à contraindre les opposants ». C’est une coutume tellement fréquente et habituelle, qui fait monter les tensions entre les forces de l’ordre et la population, que les magistrats de Montréal vont tenter de l’interdire par une règlementation avec 4 ordonnances entre 1819 et 1825, dont celui de 1821 lors duquel « une foule affronte la police et enfonce les portes de la prison pour libérer les charivaristes capturés » (p. 217). À cette époque, le charivari « devient une arme populaire pour contraindre l’adversaire. Il acquiert une fonction politique qui disparait par la suite » (p. 118). Le politique remplace alors le divertissement. Selon René Hardy, la véritable éruption de charivaris politiques semble justement survenir à l’été de 1837, à la veille de la prise des armes.

Par exemple, à Sainte-Scholastique, les frères Joseph et Eustache Cheval dit Saint-Jacques passent pour des dénonciateurs des activités patriotes et sont visés par un charivari en juillet 1837 : un coup de feu est tiré dans les fenêtres justifie le recours à la justice. Un autre délateur dans la même paroisse, Robert Hall, est lui aussi visé : « On entoure sa maison, lance des roches, abat les clôtures et lâche les animaux dans les champs ensemencés » (p. 191). Même la cousine de Papineau, Rosalie Cherrier, qui s’oppose au mouvement patriote, reçoit de la visite non sollicitée des charivaristes. Une nuit, elle tire sur les émeutiers et en blesse deux. Même si elle parvient à s’enfuir avec les siens pendant qu’on enfonce sa porte, les assaillants renversent les meubles et détruisent la maison.

C’est à partir d’octobre 1837 que les charivaris s’inscrivent dans les stratégies du mouvement patriote. « On l’utilise fréquemment et efficacement pour intimider ou contraindre l’adversaire en riposte aux politiques de l’administration » (p. 192). Par exemple, étant donné que l’Assemblée des six-comtés exige « la démission de tous les juges de paix et de tous les officiers de milice », le charivari devient alors un excellent moyen pour contraindre les récalcitrants à rendre leur brevet ou leur commission. Par conséquent, les patriotes coupent le mai (ou mât : symbole traditionnel de pouvoir) devant la maison des officiers ou des magistrats qui s’opposent à l’insurrection populaire. D’après René Hardy, plus de 40 mâts auraient été abattus, sans doute suivis d’autant de charivaris.

Une autre des pratiques est notamment la création d’une effigie, une sorte de pantin représentant la personne que l’on veut calomnier ou de qui l’on souhaite se venger. Cette coutume tire ses origines du Carnaval car l’effigie pouvait servir dans un rituel d’expiation et d’exorcisme. Au Québec, la première effigie connue date de septembre 1837 dans le contexte de la révolte à Saint-Denis-sur-Richelieu : on pend en effigie les représentants du pouvoir britannique (lord Gosford, Pierre-Dominique Debartzch, membre du Conseil exécutif, et plusieurs autres collaborateurs considérés comme des traîtres par la population comme les seigneurs de Bleury et de Saint-Ours.

Un an plus tard, c’est lord Brougham qui reçoit toute une manifestation déambulant dans la rue avec un char le représentant (grand costume, perruque, robe de soie, hermine et corde au cou) tiré par Satan, en raison d’avoir déclaré illégale l’ordonnance d’amnistie déclarée par Durham en faveur de plusieurs patriotes (p. 83). En avril 1849, alors que le parlement du Canada-Uni est brûlé à Montréal par les marchands et loyalistes anglophones, en colère contre la loi d’indemnisation de la rébellion, on retrouve une effigie du gouverneur Elgin brûlée lors d’une manifestation contre les patriotes.

Une dernière pratique québécoise est de s’en prendre directement aux chevaux, objets de luxe en Nouvelle-France et symbole de réussite et de richesse, un moyen d’afficher sa volonté d’être reconnu comme tel. En 1735, en l’absence du curé François Richard, dans la paroisse de Saint-François-Xavier de Batiscan, les paroissiens s’emparent de son cheval pendant la nuit pour le promener sur le chemin du Roy en ayant pris soin de lui « coupé les crins tant de la tête, du col et de la queue. […] Le propriétaire d’un cheval ainsi dénaturé se voit exposé à la risée générale » (p. 89-90).

Selon René Hardy, la tonte de la queue et de la crinière des chevaux des bureaucrates serait d’ailleurs la sanction privilégiée des Patriotes et survient quelques années avant les Rébellions de 1837-38. Plus tard, cette pratique sera également courante afin de protester contre l’imposition d’une taxe scolaire pour financer le réseau des écoles publiques durant ce que l’on a appelé la « guerre des éteignoirs », entre 1845 et 1855. Dans ce cas-ci, on brûle ou saccage les écoles et les biens de ceux qui se montrent favorables, et l’on tond ou mutile les chevaux soit par vengeance ou par humiliation. Même Trois-Rivières, qui a seulement 5 000 habitants, adopte son règlement anticharivari, en 1857.

En réalité, la justice populaire prend diverses formes que ce soit la révolte ou l’émeute, lorsqu’un groupe s’attaque à l’État et aux institutions qui l’incarnent comme l’appareil judiciaire, la police, les huissiers, les lois et règlements municipaux, etc. L’érudit René Hardy distingue trois sortes de charivaris politiques : celui que les Patriotes utilisent comme arme pour contraindre un adversaire, celui qui sert à sanctionner un comportement immoral et inacceptable dans le fonctionnement des institutions politiques (comme le non-respect de la constitution ou des lois) ou, enfin, lorsqu’il est « l’instrument des classes populaires pour affirmer leur autonomie face à la loi et à l’État » (p. 188).

Après les Rébellions, au moins quatre journaux éphémères vont porter le nom de « charivari », mais aucun ne dure plus de six mois. Le premier paraît en juin 1844, Le charivari canadien, héritier de son homologue français, Le Charivari, fondé par des républicains, en 1832. Les trois journaux suivants, davantage portés sur l’humour et la caricature politique, paraissent en 1858, 1868 et 1878 (p. 197).

En conclusion

En résumé, il faut comprendre que dans un charivari la solidarité populaire l’emporte souvent « sur la défense de l’ordre et de la propriété » (p. 107). Dans son corpus à l’étude, René Hardy recense au moins 23 charivaris dans la période avant 1800 et plus de 160 charivaris pour la période 1800-1935. Parmi ces derniers, près du tiers (une quarantaine) révélés par des procès n’ont même pas de raisons connues. De plus, selon lui, les archives judiciaires « sous-estiment probablement la fréquence du charivari rural où la justice est moins efficace et moins prompte à intervenir » (p. 117).

Il décline lentement à la fin du 19e siècle, mais continue de se manifester au début du 20e siècle, dont celui retracé dans un journal en 1934. Encore en 1928, dans L’Almanach du peuple, le charivari est considéré comme « une de nos coutumes les plus anciennes et les plus indéracinables » (p. 233). Le charivari devient très rare au Québec après la Deuxième Guerre mondiale, mais subsiste encore jusqu’au milieu des années 1950. Ce lent déclin est semblable à ce qui se passe en Amérique ou en Europe : il existe peu de différences temporelles entre les derniers charivaris français, québécois, acadiens et canadiens (p. 223). Selon Hardy, encore au début des années 1960, comme l’atteste le roman Le Charivari de Robert Goulet, la première interprétation du terme (contestation, réprobation, jugement punitif) est encore présente dans l’imaginaire social, mais va ensuite disparaître rapidement de la mémoire collective. Néanmoins, il reste « inscrit dans les mœurs tant bourgeoises que populaires malgré les interdictions officielles et la réprobation d’une partie des élites » (p. 235).

Dernier exemple moderne, on peut penser au « grand Tintamarre » des Acadiens qui a été suggéré en 1955 par un leader nationaliste et religieux, l’archevêque de Moncton au Nouveau-Brunswick, Monseigneur Norbert Robichaud (1905-1979), afin de commémorer les 200 ans de la Déportation des Acadiens, en 1755. Ce rituel est institutionnalisé par la Société nationale des Acadiens lors de leur fête nationale annuelle, le 15 août 1979 (p. 64). L’idée est de marcher à travers sa communauté en faisant du bruit (klaxons d’automobile, instruments de musique, mascarade, chants collectifs, costumes aux couleurs du drapeau), afin de démontrer que le peuple acadien est toujours vivant!

Plus près de nous, le dernier grand charivari dans l’espace public québécois est certainement la révolte étudiante en 2012, connue sous le nom de « printemps érable », contre la hausse des frais de scolarité par le gouvernement libéral de Jean Charest. Toutes les générations sont alors descendues dans la rue, portant le carré rouge, pour exiger sa démission sur-le-champ. Quoique le mouvement n’ait pas revendiqué faire un charivari, on est alors en présence de symboles clairs : manifestations spontanées de nuit et récurrentes (pendant des mois), le bruit infernal des casseroles, les effigies et pantins du premier ministre et de ses collègues du ministère de l’éducation, les fanfares et pancartes bloquant les rues, les déguisements des participants ou l’absence de costumes (manifestations nues), les chansons satyriques et humoristiques contre le gouvernement du PLQ sur des airs connus, etc. Tout indique que nous avons vécu à cette occasion qui a duré plusieurs mois une sorte de charivari de masse, une sorte de « morale des peuples » selon l’expression de Christian Desplat.

Enfin, la présence depuis des siècles au Québec de la coutume du charivari témoigne du souci de la nation québécoise de faire front commun dans certains dossiers jugés majeurs par une majorité de citoyens, car nous avons traditionnellement développé une culture afin que le peuple puisse se faire justice lui-même. Ces valeurs sont certainement proches ou semblables à l’héritage culturel des peuples autochtones . C’est désormais à nous de faire en sorte que ces traditions ne se perdent pas.



Plongez dans l’histoire d’une coutume fascinante qui mêlait pression sociale, traditions et justice populaire.
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Jean-François Veilleux

Jean-François Veilleux est historien et multi-instrumentiste (batterie, chant, percussions). Il est l'auteur aux Éditions du Québécois du livre Les Patriotes de 1837-38 en Mauricie et au Centre-du-Québec : l’influence des Patriotes réformistes à Trois-Rivières et aux environs lors des rébellions au Bas-Canada, paru en avril 2015, et il a co-écrit Omer Héroux – Le patriarche du journalisme au Canada français, paru en septembre 2022 et récipiendaire du Grand prix littéraire de la presse québécoise, offert par le Rassemblement pour un pays souverain (RPS). Depuis 2016, il est professeur d’histoire du Québec à l’Université du Troisième Âge de l’UQTR. Il est aussi musicien, conférencier, chercheur et membre affilié au laboratoire de recherche sur les publics de la culture du département de littérature et de communication sociale de l’UQTR et au Réseau Patrimoines de l’Université du Québec (RéPUQ). Président du comité Patrimoine de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie et secrétaire de Patrimoine Trois-Rivières, depuis 2015, il a terminé son doctorat en histoire à l’UQTR, à l’été 2023, sous la direction de Maryse Paquin, portant sur l’institutionnalisation des festivals de musique au Québec. Enfin, depuis 2015, il rédige bénévolement la chronique d’histoire dans la Gazette de la Mauricie.

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