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10 grandes entreprises de pays alliés ayant collaboré avec les nazis

🏢💰 Le passé sombre de 10 entreprises alliées impliquées avec le régime nazi

Plusieurs grandes entreprises et figures industrielles des pays de l’alliance ont largement profité du régime nazi durant la Seconde Guerre mondiale. Certaines n’ont pas eu le choix tandis que d’autres ont collaboré avec le régime d’Hitler de leur plein gré en quête de bénéfices ou parce que les dirigeants partageaient l’idéologie nazie.

Ces multinationales ont joué divers rôles pour soutenir le Troisième Reich, allant de la fourniture de technologies essentielles à la production de biens pour l’effort de guerre allemand. Loin d’être exhaustif, cet article vise à souligner les contributions et bénéfices reçus par ces acteurs du secteur privé pendant cette sombre période de l’histoire.

1. Chanel

France 

Célèbre couturière française, Gabrielle « Coco » Chanel entretient des liens avec les nazis, notamment en raison de sa relation avec un officier allemand. Profitant des lois antisémites, elle tente de récupérer le contrôle total de sa marque en exploitant les lois de spoliation pour déposséder ses associés juifs, la famille Wertheimer, de la société Chanel. Bien que cela échoue, sa collaboration entache son héritage.

2. Renault

France

La société Renault, dirigée par Louis Renault, est l’un des principaux constructeurs français à fournir des véhicules et des équipements pour l’armée allemande. En collaborant sous l’Occupation, Renault profite de contrats importants, bien que l’entreprise subisse des pressions en travaillant au bénéfice des forces d’occupation. Après la guerre, Louis Renault est accusé de collaboration, ce qui mène à la nationalisation de son entreprise en 1945.

3. General Motors

États-Unis

GM, à travers sa filiale allemande Opel, fabrique des camions et des moteurs pour les avions allemands, essentiels pour les opérations militaires du Reich. En dépit des sanctions internationales, GM reste impliqué en Allemagne, tirant profit des bénéfices de ses opérations locales, et bénéficie même de compensations après la guerre pour les usines détruites.

4. Ford

États-Unis

Ford Allemagne, sous l’impulsion de la société mère américaine, continue de produire des camions et des équipements pour l’armée allemande, y compris pendant la guerre. Ford profite de ces activités lucratives, et l’entreprise ne cesse ses opérations en Allemagne qu’après des pressions croissantes.

Henry Ford lui-même est accusé de sympathie pour le nazisme en raison de sa publication de pamphlets antisémites dans les années 1920, créant ainsi une image controversée qui persiste.

5. Associated Press (AP)

États-Unis

L’AP, principale agence de presse, coopère avec le ministère de la Propagande nazie en échange d’un accès exclusif au territoire allemand, ce qui permet la diffusion de propagande à l’international. Cette collaboration donne aux Alliés un aperçu des événements en Allemagne, mais également à l’AP un monopole de l’information dans cette zone, contribuant à sa prospérité dans le secteur de l’information.

6. IBM

États-Unis

IBM fournit des machines de tabulation qui permettent l’organisation logistique du régime nazi, notamment dans l’enregistrement de populations et les déportations. Ces équipements, utilisés pour le recensement et l’administration des camps, facilitent l’efficacité bureaucratique allemande. IBM profite largement de cette collaboration, bien que l’implication directe de la direction américaine reste débattue.

7. Kodak

États-Unis

Le fabricant américain de matériel photographique et cinématographique Kodak profite de la guerre en collaborant avec le Troisième Reich pour produire du matériel photographique utilisé à des fins militaires et de propagande. L’entreprise bénéficie de ses activités européennes, malgré les implications morales de ses collaborations avec l’Allemagne nazie, en récoltant d’importants profits issus de ses ventes.

8. Nestlé (Maggi)

Suisse

Nestlé profite indirectement de l’effort de guerre allemand, notamment par sa marque Maggi, très populaire en Allemagne et dans les territoires occupés. Pendant l’Occupation, Nestlé continue ses activités dans les régions contrôlées par le Reich, fournissant notamment des denrées alimentaires aux populations et aux armées. Après la guerre, l’entreprise bénéficie d’une demande accrue pour ses produits, consolidant ainsi sa position sur le marché européen.

9. Chase National Bank 

États-Unis

Chase National Bank, dirigée par David Rockefeller, continue d’opérer en France occupée et s’adapte aux règlements allemands. Elle profite de la gestion de fonds et des comptes de citoyens et d’institutions allemandes, contribuant ainsi au financement indirect de l’effort de guerre. Cette collaboration soulève d’importantes questions éthiques, bien que la banque n’ait jamais été poursuivie pour ses actions.

10. Société Nationale des Chemins de fer Français

France

La SNCF est impliquée dans le transport de troupes et de déportés pour le compte de l’Allemagne nazie pendant l’Occupation. Les autorités françaises collaborent étroitement avec l’administration allemande pour fournir des services de transport, notamment en organisant les convois de déportation vers les camps de concentration. Après la guerre, cette collaboration est vivement critiquée et la SNCF est appelée à assumer une part de responsabilité.

Ces entreprises ont toutes directement ou indirectement collaboré à l’oppression du 3e Reich. La plupart ont dû opérer sous la pression des autorités nazies, mais ont aussi souvent pris des décisions motivées par l’appât du gain.

Comme quoi, entre la morale et les bénéfices, plusieurs capitalistes choisissent la deuxième option.



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François Paquette

Animateur de radio, podcaster et blogueur.

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